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Franck Cammas: «C'était une étape frustrante»

Franck Cammas: «C'était une étape frustrante»

VOILEEn arrivant au Cap en Afrique du Sud mardi, Franck Cammas a bouclé la première étape de la Volvo Ocean Race...
Recueilli par Julie Lévy-Marchal

Recueilli par Julie Lévy-Marchal

Arrivé mardi au Cap, Franck cammas boucle la première étape entre Alicante et Le Cap de la Volvo Ocean Race 2011. Après 24 jours, il prend avec son équipage de 13 personnes la troisième place dans la course, avec près de trois jours de retard sur le premier, Team Telefonica et deux jours sur Camper. Petite escale avec 20 minutes avant de repartir pour la deuxième étape vers Abu Dhabi le 11 décembre.

Comment vous sentez-vous après 24 jours de mer?

Je me sens fatigué mais content d’être arrivé à Cape Town avec un bateau et un équipage en bon état. Groupama 4 a montré sa fiabilité pendant cette première étape.

Trois bateaux ont eu des avaries et ont du abandonner. Comment avez-vous senti le bateau sur la course?

Bien. Dès le départ, il y a eu une option qui a divisé la flotte, on a été du mauvais côté de l’Atlantique sur une partie de la course, mais cette option il fallait la prendre, elle nous a évité des avaries et les démâtages. Après, la météo nous a empêchés d’avoir des opportunités pour revenir dans le match.

Vous semblez déçu…

C’était une étape frustrante. Je n’imaginais pas cette première étape comme ca, je l’imaginais avec plus de bagarre avec le reste de la flotte. C’est vrai que ca n’a pas été une étape habituelle de Volvo. Mais c’est une entrée en matière, c’est une première étape, la course est encore longue, et tout reste possible pour la suite.

Vous avez avancé très lentement les deux derniers jours, à tel point que certains membres de votre équipage évoquaient une lente torture. Etait-ce un hommage à Highway to Hell, votre hymne?

On va peut-être repenser à notre hymne (rires)! En fait ca a été. II fallait de toutes façons finir la course, la météo était compliquée pour nous ; c’est sûr qu’on était dans un monde différent. Il n’y avait plus d’enjeu sportif, donc il fallait préserver le bateau. Tout le monde voulait avancer plus vite pour arriver rapidement à Cape Town, mais tout le monde avait déjà connu ce genre de situation. Il y avait bien pire que nous, certains avaient démâté au milieu de l’Atlantique. C’est la vie d’un marin.

Etes-vous satisfait de votre troisième place sur cette première étape?

C’est déjà un podium, même si on espère toujours faire beaucoup mieux. C’est loin d’être négatif, c’est de bon augure pour la suite de la course. Il faut qu’on progresse, on a des améliorations à faire dans la connaissance du bateau, et son adaptation permanente aux conditions météorologiques. De toute façon cette étape était très importante pour nous et elle nous a plus appris que nos deux ans d’entrainement.

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette course?

C’est la course de référence dans le monde, c’est la course au large que les navigateurs internationaux rêvent de faire. Et comme tout sportif, j’ai envie de me battre au plus haut niveau international. C’est un vrai défi sportif pour chacun d’entre nous

Réussissez-vous à suivre le Trophée Jules-Verne et le parcours de Loïck Perron ? [Cammas détient le record depuis 2010 sur Groupama 3]

Je regarde ça, et c’est intéressant. Un tour de monde est toujours passionnant à vivre et ils sont bien partis. Ils ont le bateau et l’équipage pour faire très bien et ils le font. Mais il y a beaucoup d’embuches à éviter encore. Je n’ai pas de regrets de voir que Loïck a bien commencé. Les records sont fait pour être pris, c’est même tout l’intérêt de ce genre d’épreuve.