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Les jeunes poussent au Stade Français

Les jeunes poussent au Stade Français

RUGBYJules Plisson et Alexandre Flanquart, 20 ans, doivent faire face à une concurrence plus accrue cette saison...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Ils ont 20 ans et ce n’est pas forcément le plus bel âge de la vie pour s’imposer au Stade Français. Jules Plisson et Alexandre Flanquart incarnent cette jeunesse parisienne qui cherche à gagner sa place au soleil. Et toutes les occasions sont bonnes à prendre pour taper dans l’œil du manager Michael Cheika, même un match d’Amlin Cup contre les modestes Roumains de Bucarest (vendredi à Charléty). «On sait que si on se rate on risque de ne pas rejouer avant trois mois», exagère un peu Plisson confronté à la concurrence de Felipe Contepomi et Paul Warwick au poste d’ouvreur.

Depuis le recrutement pléthorique l’été dernier, les minutes de jeu sont devenues une denrée plus rare pour la relève parisienne. «La saison dernière l’effectif professionnel était plus réduit et les jeunes ont pu en profiter», constate le responsable du centre de formation, Julien Combes. Le deuxième ligne Alexandre Flanquart connaît la donne et fait avec. «C’est à nous de tout faire pour prouver qu’on a le niveau pour s’imposer ici», précise celui que Pascal Papé «a pris sous son aile depuis trois ans».

«Si je peux faire toute ma carrière au Stade Français»

Malgré les exigences d’un Top 14 «très rugueux et pas forcément fait pour les jeunes», Julien Combes ne doute pas du talent de ses anciens élèves. «Alexandre Flanquart a prouvé qu’il était largement au niveau pendant l’absence de Papé, Jules Plisson n’est très loin même s’il bénéficie de moins de temps de jeu.» Ce dernier n’a pourtant pas envie d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et les titularisations plus nombreuses. «Si je peux faire toute ma carrière au Stade Français, je signe tout de suite» jure-t-il.

L’exil, Julien Combes reconnaît que cette perspective peut être une solution pour certains: «On ne veut pas les bloquer pour ne pas les faire jouer.» Peu pratiqué au rugby, le prêt est une piste à développer selon Combes qui cite l’exemple de Quentin Valencon prêté à Bègles-Bordeaux en Pro D2 la saison dernière. «Dans l’idéal, j’ai envie de rester ici, assure pourtant Flanquart. Après, on ne sait jamais de quoi notre avenir sera fait.» Surtout à 20 ans.