Cristiano Ronaldo: une star au bord de la crise de nerfs
FOOTBALL•L'attaquant est attendu au tournant contre la Bosnie contre qui le Portugal joue mardi une place pour le prochain Euro...A.P.
Alors que les fonctionnaires portugais défilent dans les rues de Lisbonne pour protester contre le gel de leur 13e et 14e mois de salaire, Cristiano Ronaldo manifeste aussi son ras-le-bol. L’attaquant ne proteste pas contre le plan d’austérité qui le touche de très loin mais face à son traitement en Bosnie lors du barrage aller qualificatif pour l’Euro 2012. «Avant le match les arbitres disent qu'il faut protéger les joueurs les plus habiles, mais quand je joue, ils ne font rien, dénonce le Portugais après le 0-0 obtenu par sa sélection. Pour certains, c'est fantastique, on ne peut pas les toucher. Et à moi on peut me donner des coups de bâton. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas.»
Un capitaine qui ne donne pas toujours l’exemple
Habitué à empiler les buts par paquets de trois avec le Real Madrid, Ronaldo ne comprend pas non plus pourquoi rien ne sourit pour lui en sélection à l’image de cette occasion gâchée par la faute d’une des centaines de mottes de terre du bourbier de Zenica vendredi. Le problème ne date pas de la semaine dernière.
Avec le Portugal, l’enfant de Madère retombe trop souvent dans ses travers individualistes et laisse à ses partenaires le soin de défendre pour lui. Un comportement qui fait plutôt tâche pour un capitaine comme ce doigt d’honneur tendu en direction du public bosnien («J'ai été visé cinq fois aux yeux par un laser», justifie-t-il).
Soutenu par son sélectionneur
Si personne au Portugal n’ose remettre en cause son investissement, Ronaldo n’est plus intouchable depuis la dernière Coupe du monde (ratée) où pour toute justification il avait enjoint les journalistes «d’aller voir Queiroz». Carlos Queiroz a laissé sa place à Paulo Bento qui ne manque jamais une occasion de défendre celui qu’il a chaperonné lors de ses débuts au Sporting. «C'est un honneur d'avoir un joueur comme Cristiano Ronaldo. Il donne toujours le maximum, il est décisif à chaque fois.» Les Portugais ne demandent qu’à croire leur sélectionneur. Mardi au Stade de la Luz à Lisbonne (22h), Cristiano Ronaldo dispose 90 ou 120 minutes devant lui pour éviter que le football lusitanien sombre dans l’austérité.


















