Patrick Mouratoglou: «Dimitrov contre Chardy, le pire tirage possible»
INTERVIEW•L'entraîneur du français est aussi l'homme qui couve Gregor Dimitrov dans son académie depuis sept ans...Propos recueillis par Romain Scotto
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.
Jérémy Chardy et Grigor Dimitrov s’entraînaient ensemble, vendredi, quand ils ont appris le tirage au sort du premier tour de Roland-Garros. Les deux joueurs s’affronteront pour une place au deuxième tour. Pour Patrick Mouratoglou, qui entraîne depuis peu le Français, ce tirage est le pire imaginable. Gregor Dimitrov, présenté comme un futur crack, est aussi l’un de ses protégés au sein de son académie depuis sept ans…
Comment analysez-vous cette rencontre entre «vos» deux joueurs?
C’est le pire tirage possible. A titre personnel, c’est une situation désagréable. Grigor, c’est un gamin de l’académie et en même temps, j’ai une mission avec Jérémy pour qu’il gagne. Cette situation est moins désagréable dans la mesure où je n’attache pas plus d’importance que ça à un match de tennis en particulier. Pour moi, c’est un match parmi des centaines. Je vois plutôt l’évolution de Jérémy à moyen terme. Bon, sinon, je serai content pour le vainqueur. Mais partagé. Ce qui est gênant, c’est que ce match ait lieu au premier tour. Si c’était en quart de finale…
Où serez-vous pendant le match?
Dans le clan de Jérémy. J’ai parlé à Grigor. Il aura son coach de l’académie avec lui. Mais moi je ne peux pas laisser Jérémy seul. Ce ne serait pas normal.
A quel type de match vous attendez-vous? Les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils s’entraînent ensemble...
Pour moi, la question est de savoir comment ils vont gérer l’événement. Ce n’est pas n’importe quel Grand Chelem. Pour Jérémy, qui est Français, ça a énormément de sens. Pour Grigor, qui s’entraîne à Paris tous les jours, ce n’est pas neutre non plus. Mais je pense qu’ils vont jouer tous les deux à 100%. Et bien. C’est comme ça qu’ils progresseront.
Jérémy Chardy a-t-il réussi à surmonter la peine causée par le conflit avec son ancien coach?
C’était une période où c’était très difficile de jouer. Il a beaucoup souffert. Les problèmes personnels revenaient dans sa tête et il avait du mal à se concentrer sur ses matchs. Aujourd’hui, il a dépassé ça. Le fait d’en parler lui a fait du bien. Il est beaucoup, beaucoup mieux. C’est derrière lui. Il peut rejouer à un bon niveau. Il y a beaucoup de travail. Jérémy serait dans les meilleures dispositions s’il avait réglé son problème il y a six mois. Là, il a gagné quelques matchs. Pas beaucoup… Mais à Bordeaux, il a joué trois matchs de très bon niveau.
Grigor Dimitrov est présenté comme un futur grand du tennis. Peut-il être l’une des révélations de Roland-Garros?
Mon avis, c’est qu’il a le potentiel d’un futur grand. Sinon je ne l’aurais pas pris à l’académie. Je l’ai repéré quand il avait 13 ans. Il m’avait subjugué aux Petits as (l’un des tournois de jeunes le plus réputés). A l’époque, j’entraînais Marco Baghdatis et je l’avais fait venir comme sparring-partner pour Marcos. Donc le potentiel est là. Il ne faut pas en faire un champion. Il est tout sauf un champion. Il est 60e mondial. Il progresse vite. Mais la route est encore longue.
Il a la réputation d’être un peu colérique et briseur de raquettes…
Ah non, c’est tout sauf un colérique, il est détendu et ne se prend pas au sérieux. Sur le court, oui, il était très nerveux et cassait des raquettes. Mais des joueurs qui cassent des raquettes et qui sont très charmants, il y en a beaucoup. Il est en gros, gros progrès. Avant, il cassait quasiment des raquettes à chaque match. Là, ça fait six mois qu’il n’en a pas cassé une. Il fait un vrai travail car c’est important pour son développement. Comme Federer d’ailleurs, qui était exactement dans le même cas de figure. Il a réussi à se clamer pour être plus productif sur le court.



















