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Maxime Spincer: «certains étaient un peu des fonctionnaires»
HANDBALL•Devenu coach du Paris Handball pour sauver le club, le nouvel entraîneur a remis l'équipe sur la voie du maintien...Propos recueillis par Antoine Maes
Dans le club, tout le monde l’appelle «Bud». Pas pour sa consommation de bière, mais pour sa quasi-homonymie avec Bud Spencer, le héros des westerns spaghetti. A la fin février, Maxime Spincer, taulier du Paris Handball, a repris du service pour une nouvelle mission commando. Mercredi, il peut quasiment assurer le maintien de l’équipe en battant Nîmes, un concurrent direct.
La pression a-t-elle baissé après la large victoire à Ivry le week-end dernier (27-34)?
Bien sûr. Quand on a réussi tel match, ça fait du bien. Mais maintenant, il faut se remettre dans la réalité c’est-à-dire le match de demain. On avait tablé sur trois victoires avant Ivry. Avec le résultat de samedi, il en faudra une de plus. Parce que derrière, ça pousse aussi. Maintenant, on a un match capital mercredi, on le sait.
L’ambiance doit quand même être plus zen…
On peut dire ça. Mais on sent quand même une petite tension. Et que des étincelles peuvent jaillir de partout s’il y a un problème.
Est-ce que vous avez eu besoin de remobiliser le groupe, après ce qui est sûrement le meilleur match de la saison?
Bon, on avait la tête sous l’eau, donc il fallait peut-être lâcher un peu la bride. C’est une gestion un peu délicate, mais on sait le faire. Maintenant, comment ça va se passer mercredi… J’espère le mieux possible.
Est-ce que la méthode Spincer porte ses fruits?
Le résultat est dû essentiellement aux joueurs. Ils ont su se remotiver. Le jeu, c’est eux. Le mérite qu’ils ont eu, c’est d’accepter la méthode à ce moment de la saison, de montrer énormément de discipline. Il y a ceux qui adhèrent, et les autres, qui seront moins sur le terrain c’est tout. Il n’y a pas de problème.
Concrètement, qu’est-ce que vous avez changé?
La mentalité de certains joueurs, qui étaient installés, qui étaient un peu des fonctionnaires. Il a fallu leur faire comprendre qu’on était tous dans la même galère, et qu’il n’y allait pas en avoir deux qui allaient ramer plus que les autres quand la mer est déchaînée.
Est-ce que vous serez toujours sur le banc là la saison prochaine?
Non. C’est une mission que j’ai déjà remplie par le passé. L’année prochaine, il y aura un nouvel entraîneur, et c’est bien. J’ai un métier qui est passionnant, je suis directeur du centre de formation. Dans l’équipe d’aujourd’hui, j’en ai formé cinq, c’est mon bébé. Je suis fier de ça, je vais me remettre là-dessus.



















