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Ligue1: Le PSG se prend la tête

Ligue1: Le PSG se prend la tête

FOOTLa belle sérénité parisienne commence à se lézarder...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Avec le PSG il y a toujours comme un début de crise dans l’air après trois résultats négatifs. Après les défaites à Auxerre et à Lisbonne contre Benfica, le club parisien a perdu dimanche soir deux points en laissant un Montpellier réduit à dix revenir de 2-0 à 2-2. Comme un signe d’un malaise naissant, Nenê a été le seul joueur à s’aventurer dans la zone mixte du Parc des Princes où les journalistes guettent les joueurs à la sortie des vestiaires. En quelques mots, le Brésilien a craché tout son spleen du moment avant de disparaître. «J'étais nul... Avant j'étais la solution de l'équipe, maintenant je suis le problème».

A en croire des indiscrétions du Parisien et de l’Equipe, cette intervention survient après une discussion animée entre Antoine Kombouaré et ses joueurs. Une heure après la fin de la rencontre, l’entraîneur parisien est d’ailleurs arrivé avec la tête des très mauvais soirs, remontés par la seconde mi-temps indigente de ses hommes. «Ce qui est rageant, c’est que je les avais prévenus, peste le Kanak. On savait que Montpellier allait proposer un tout autre visage en deuxième période.»

«On va savoir ce que vaut ce groupe»

Dimanche, les Parisiens ont donné par instants l’image d’un groupe au bord de la crise de nerfs à l’image de cette discussion animée entre Sylvain Armand et Ludovic Giuly ou de l’énervement ostensible de Guillaume Hoarau contre les excès d’individualisme de Nenê. «On a vu des joueurs éparpillés sur le terrain en seconde période, il n’y a pas eu la révolte qu’on pouvait attendre d’eux», constate Vincent Guérin. Pour l’ancien milieu de terrain du club, le groupe parisien va très vite savoir ce qu’il a dans le ventre mais aussi dans la tête. «Avec le match retour de Ligue Europa contre Benfica et le déplacement à Marseille dimanche, Paris arrive à un virage de sa saison. On va savoir ce que vaut humainement ce groupe. On ne peut juger un groupe que dans ce genre de moments.»

Entre une saison réussie et une saison qui termine en eau de boudin, la marge est parfois infime. Cinquième à trois points d’une place qualificative pour la Ligue des champions, le PSG doit donc très vite trouver les mots pour soigner les premiers maux d’un printemps qui s’annonçait encore radieux début mars.