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JO d'hiver 2018: Le CIO visite les sites bavarois

JO d'hiver 2018: Le CIO visite les sites bavarois

La commission d'évaluation du CIO s'est rendue mercredi sur les ...
© 2011 AFP

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La commission d'évaluation du CIO s'est rendue mercredi sur les sites des épreuves de neige et de glisse, à Garmisch-Partenkirchen et Königssee, pour visiter les installations les plus lointaines de la candidature de Munich à l'organisation des JO d'hiver 2018.

A Garmisch, théâtre des derniers Mondiaux de ski et surtout des uniques JO d'hiver tenus à ce jour en Allemagne, en 1936, les 11 experts du CIO ont été accueillis sur le site de saut à skis par des manifestants favorables à l'organisation des Jeux. Ces derniers se sont récemment fédérés pour contrer les bruyants opposants qui considèrent pour la plupart que la bourgade bavaroise est trop petite pour accueillir un événement tel que les JO.

"Ca s'est très bien passé, s'est félicité le maire de Garmisch Thomas Schmid. L'ambiance était extraordinaire".

A une vingtaine de kilomètres de là, à Schwaiganger où doivent se tenir les épreuves de ski de fond et de biathlon, une poignée d'anti-JO s'était regroupée dans le calme pour montrer leur opposition aux visiteurs du CIO, tout comme la veille au soir sur la Marienplatz de Munich qu'ils avaient investie avant d'être reçus par quelques membres de la commission.

"Nous avons clairement dit au CIO ce qu'il manque encore (pour arriver à un accord avec les opposants), mais nous avons aussi insisté sur le fait que 95% des surfaces nécessaires nous sont contractuellement acquises", a déclaré Thomas Schmid, évoquant la résistance de certains propriétaires terriens de Garmisch à céder leurs terres pour les Jeux.

"La commission a été enthousiaste. Il ne faut pas en faire trop au sujet des manifestations", a tenté de minimiser Rosi Mittermaier, double championne olympique de ski alpin en 1976 et résidente de Garmisch. "Je ne connais personne qui soit opposé aux Jeux ici".

Dans l'après-midi, des membres de la commission présidée par la Suédoise Gunila Lindberg, se sont rendus à Königssee, à 190 km, inspecter des installations de bobsleigh, luge et skeleton déjà existantes et encore toutes "chaudes" des derniers Mondiaux tenus en février.

Au retour vers Munich, ils ont encore effectué 150 km de bus et ainsi mesuré la grande relativité de la notion de compacité proposée par la candidature bavaroise qui affiche en outre une distance de 90 km entre la métropole, pôle des sports de glace, et Garmisch. Rien à voir en tout cas avec les 35 à 40 kilomètres de distances inter-sites maximales proposées par la Sud-Coréenne Pyeongchang, rivale et favorite de l'élection dans laquelle s'alignera également Annecy (France), le 6 juillet prochain à Durban (Afrique du Sud).

Jeudi, après une nouvelle journée d'auditions, la commission sera invitée à dîner par Angela Merkel, la Chancellière allemande.

Cet article est réalisé par Journal du Net et hébergé par 20 Minutes.