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La mort de Diego Maradona au cœur d’un second procès qui s’ouvre ce mardi

Argentine : La mort de Diego Maradona au cœur d’un second procès qui s’ouvre ce mardi

justiceLe premier avait été annulé l’année dernière en raison de la participation d’une juge dans un documentaire préparé en secret
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

L’Argentine pourra-t-elle faire un jour le deuil de Diego Maradona ? Plus de cinq ans après la mort de l’idole du peuple, les questions autour des circonstances de son décès à la suite d’un arrêt cardiaque sont toujours sans réponse. C’est là que se situe l’enjeu du second procès de l’équipe médicale qui s’occupait du Pibe dans ses derniers jours, après l’annulation du premier en 2025 en raison de l’implication d’une juge dans un film documentaire préparé en secret.

Maradona est-il mort quand a cédé, inéluctablement, son corps usé par les excès et les addictions ? Ou l’équipe médicale qui le veillait a-t-elle failli, peut-être sciemment ? Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont à nouveau jugés à partir de ce mardi devant un tribunal fédéral de San Isidro, au nord de Buenos Aires, et pour trois mois. Ces derniers sont poursuivis pour « homicide avec dol éventuel », autrement dit négligences commises tout en sachant qu’elles peuvent entraîner la mort. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison.

Diego Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, d’une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit d’une résidence privée où il était en convalescence après une neurochirurgie pour un hématome à la tête. Pour le parquet, l’équipe médicale s’est rendue coupable « d’une hospitalisation à domicile sans précédent », marquée par une « série d’improvisations, de fautes de gestion et de manquements ». Les accusés nient toute responsabilité dans le décès, se retranchant derrière leurs rôles segmentés.

Une « face B » à l’affaire ?

Le premier procès avait été annulé en mai 2025, après plus de 20 audiences sur trois mois et 44 témoins entendus, car une des trois juges, Julieta Makintach, avait, à l’insu de tous, collaboré à la production d’une mini-série documentaire sur l’affaire, avec elle-même en vedette. Elle a depuis été destituée. Ce second procès sera présidé par un nouveau trio de magistrats.

Une épreuve pour la famille. « Rien de tout cela ne devrait être en train de se passer. J’avais d’autres projets pour ma vie », s’est désolée Jana, une des filles de Maradona, âgée de 30 ans. « Que ça n’ait pas été résolu alors (au premier procès), pour moi ça a été comme un deuil une seconde fois », a-t-elle confié au site Infobae. Convaincue plus que jamais que les accusés « ont tué (s)on père ».

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Le premier procès avait également soulevé la question de qui était décisionnaire dans l’entourage de la star : ses filles et une ex-compagne ont dit avoir été tenues à l’écart et sous-informées, par l’équipe médicale. A quelles fins ? Fernando Burlando, virulent avocat de Dalma et Gianinna, les filles aînées, avait au début du procès parlé d'« assassinat » et évoqué un « intérêt pécuniaire » de tiers au décès Maradona. La « face B » de l’affaire, selon lui.