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Coupe de la Ligue: Claude Makelele aborde sa dernière ligne droite tout en économie
FOOT•Le capitaine du PSG, qui a annoncé sa retraite à la fin de la saison, gère ses efforts pour rester compétitif...B.V.
La concurrence a parfois du bon. A bientôt 38 ans et à six mois de la quille, Claude Makelele a sans doute vu l’arrivée de Mathieu Bodmer et l’explosion de Clément Chantôme comme une bénédiction. Car l’ancêtre peut enfin se permettre de souffler. Plus totalement indispensable dans l’entrejeu parisien, «Maké» est souvent ménagé par Antoine Kombouaré, comme samedi face à Sochaux, histoire de le réserver pour les gros matchs. Comme mardi, à Montpellier, en demi-finale de la Coupe de la Ligue.
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Légitime, à un âge quasi canonique dans le football moderne. «Celui qui engage un joueur comme Makelele sait à quoi s’en tenir, explique Jean-Claude Perrin, ancien préparateur physique du PSG et de plusieurs sauteurs à la perche. L’objectif n’est pas de lui faire jouer tous les matchs, mais bien de l’avoir à son meilleur niveau.» Et donc de lui aménager un programme à part? «Il n’y a pas de règle, témoigne Sylvain Kastendeuch, ancienne légende du FC Metz et retraité à plus de 38 ans. Personnellement, je voulais m’entraîner autant que le reste du groupe, voire plus. A cet âge, si on relâche, c’est difficile de rattraper le coup…»
«Limiter les efforts inutiles»
«Le grand avantage de Claude, c’est qu’il connait parfaitement son corps, poursuit Perrin. Il sait comment il va réagir aux contraintes du haut niveau: les déplacements, les séances, la pression et l’hygiène de vie. Ce qu’on appelle l’entraînement invisible.» La condition sine qua non pour rester compétitif après vingt ans de carrière professionnelle. Cette expérience lui permet aussi de gérer ses efforts. «Son poste – milieu récupérateur – l’oblige a parcourir beaucoup de terrain, note Kastendeuch. Sa grande connaissance du jeu lui permet d’anticiper d’avantage, de sentir les coups et de limiter les efforts inutiles.»
Autant de paramètres à l’origine de l’incroyable longévité de l’homme aux 71 sélections. Mais son secret, «c’est la passion!», lance Perrin. «Les joueurs qui durent sont ceux qui gardent l’amour du jeu, enjoint l’ancien libéro de Metz. Vers la fin de ma carrière, j’étais toujours dans ce rêve d’enfant que je venais de réaliser. Mon enthousiasme était intact.» Vu la fin de saison surchargée qui attend le PSG, on voit mal celui de Claude Makelele pourrait soudain se désagréger.


















