Claude Puel est sur un siège éjectable

Stéphane Marteau à Lyon

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L'entraîneur de Lyon, Claude Puel, le 10 mars 2010 lors d'un match de Ligue des champions contre le Real Madrid.
L'entraîneur de Lyon, Claude Puel, le 10 mars 2010 lors d'un match de Ligue des champions contre le Real Madrid. — F.Ordonez/REUTERS

«Puel, dehors!» «Puel = Pour Une Equipe Lamentable.» Lundi, au lendemain de la défaite de l’OL à Bordeaux (2-0), les forums de supporters se sont acharnés sur l’entraîneur lyonnais, dont la cote de popularité n’était déjà pas très haute après deux saisons vierges de titre. La reprise de l’entraînement, mardi matin (10 h) à Tola-Vologe, pourrait d’ailleurs être mouvementée pour l’ancien technicien lillois, apparu apathique et résigné sur son banc, dimanche soir.

Lassés par le spectacle indigent offert par les Lyonnais, certains «supporters» en viennent même à espérer une défaite contre Saint-Etienne, samedi, lors du derby, pour inciter Jean-Michel Aulas à prendre ses responsabilités.

Le match de la dernière chance ?

Mais le président de l’OL, qui n’a limogé qu’un seul entraîneur en cours de saison depuis son arrivée à la tête du club en 1987 (Guy Stephan en 1997), n’est pas homme à céder à la vindicte populaire. Il a d’ailleurs renouvelé sa confiance à Claude Puel. «Le championnat est long. Il n’y a rien de définitif et de perdu, mais cette défaite nous pénalise par rapport à nos ambitions. Nous allons rester soudés, car nous avons des certitudes. Le club est costaud. Le président a de l’expérience et le coach n’est pas menacé», a-t-il affirmé.

Mais dans le même temps, le boss a mis la pression sur son entraîneur avant la venue des Verts qui n’ont plus gagné un derby depuis seize ans et qui se présenteront en leader. «Cela ferait désordre de perdre le 100e derby, qui plus est à Gerland, a-t-il averti. C’est un match que l’on n’a pas le droit de perdre et que l’on ne perdra pas.»