Que restera-t-il de cette Coupe du monde?
MONDIAL 2010•Tour d'horizon de ce que l'histoire retiendra de cette compétition, triste sur le terrain mais pas en-dehors...Julien Ménielle
Sur le pré, il ne faut pas se mentir, la Coupe du monde version 2010 ne laissera pas un souvenir impérissable. Mais s'il a souvent fallu chercher le spectacle ailleurs que sur le grand rectangle vert, le Mondial n'a pas été complètement dénué d'intérêt pour autant. Petit tour d'horizon de ce que l'histoire retiendra de cette compétition.
Les vuvuzelas
Au début, tout le monde les a trouvées tellement sympathiques et pittoresques. Mais rapidement, les trompettes africaines se sont muées en instruments du diable. Joueurs, supporters, téléspectateurs... le vuvuzela est devenue la cible de toutes les attaques, au point que les chaînes de télé ont mis en place un filtre pour en atténuer le bourdonnement. Mais la bête n'a pas dit son dernier mot. On l'a déjà aperçue en France, au milieu des manifestations, et nul doute qu'elle sera dans les gradins dès la reprise de la Ligue 1.
Larissa Riquelme
Un téléphone portable, un décolleté, la piquante Paraguayenne a su profiter à plein de l'exposition planétaire offerte par la Coupe du monde. Elle est rapidement devenue l'attraction de la compétition en affichant un soutien sans faille à son pays, et en promettant de se mettre nue en cas de victoire finale. Mieux, comme la demoiselle a un cœur gros comme ça, elle s'est exécutée alors que les Guarani ont été éliminés en quarts de finale. Et quelque chose nous dit qu'on devrait encore en entendre parler.
Paul le poulpe
C'est un peu le Omar Sharif du foot. Les sites de paris en ligne veulent sa peau, et les Allemands aussi. Le céphalopode anglais, émigré à Oberhausen, a été promu au rang de star grâce à ses prédictions infaillibles tout au long de la compétition. En attendant de sortir les goodies Paul le poulpe, l'aquarium qui héberge le devin a déjà reçu une offre de 40.000 euros en provenance d'un conseiller du FC Séville pour l'animal. La mauvaise nouvelle, c'est que Paulo ne verra sans doute pas l'Euro 2012: un poulpe a une espérance de vie de 3 ans en moyenne, et il a déjà 2 ans et demi.
Les Bleus
Ils n'y étaient pas, ils n'avaient pas envie, ils avaient hâte de voir Domenech partir, allez savoir... L'équipe de France a baclé son Mondial, mais pour ne pas sortir par la petite porte comme en 2002, ils ont décidé de faire les choses en grand: insultes dans le vestiaire, pleurnicheries sur Téléfoot, grève de l'entraînement, altercations avec le staff, le tout trouvant un écho politique jusqu'au sommet de l'Etat. Voilà qui devrait rester gravé dans le marbre. Car Roselyne Bachelot a prévenu: «Plus rien ne sera plus jamais comme avant».
Les wags
Sur la pelouse, ok c'était pauvre. Mais il n'a pas échappé à l'observateur avisé que le spectacle était en tribune, avec les éternelles wags (wives and girlfriends, les femmes de footballeurs). Nous leur avons consacré un diaporama, et le site Skysports a même organisé leur propre Coupe du monde. Détails cocasses: dans cette compétition-là aussi, la France n'a pas passé les phases de poules, et les Pays-Bas ont chuté en finale, mais contre l'Argentine.
Le baiser du Mondial
Iker Casillas est passé par tous les états durant la compétition. Et avec lui, sa petite amie Sara Carbonero. La journaliste, présente en Afrique du sud, était donnée responsable de la fébrilité de son goal de petit ami début juin mais elle est montée en puissance au fur et à mesure des match. Elle avait même prévu que son Iker serait l'artisan de la victoire en finale. Quelques parades et deux faces-à-faces avec Robben plus tard, Captain Casillas soulève le trophée. Et n'oublie pas de remercier son porte-bonheur, en direct, en pleine interview.
Les coachs
Sélectionneur, un boulot éprouvant. Les gesticulations des hommes en costard sur le banc de touche resteront parmi les images marquantes de cette Coupe du monde. A chacun sa méthode pour lutter contre le stress. On se souviendra de l'Allemand Joachim Löw et son modèle très personnel de boules anti-stress comestibles, mais aussi de l'icône Maradona et ses signes de croix compulsifs. On gardera aussi l'image d'un coach, insuffisamment préparé, qui craque sur la ligne d'arrivée avec Raymond Domenech refusant de serrer la main de son adversaire du jour, Carlos Alberto Parreira.
L'hôtel Pezula
L'Afrique du sud, c'est beau mais c'est cher. L'hôtel des Bleus, sa vue sur l'océan, ses grillages électrifiés, ses 589 euros la nuit, ont fait jaser. «Indécent», s'est indigné Rama Yade, avant de réaliser que sa propre chambre était plus chère que celles des footeux. La secrétaire d'Etat au Sport s'est empressée d'annuler sa réservation pour aller dormir au consulat, mais l'Etat n'aurait pas été rremboursé. Les Bleus aussi ont fait des efforts: ils ne sont pas restés longtemps en Afrique du sud.
Et vous, que retiendrez-vous de cette Coupe du monde? Racontez-nous tout dans les commentaires ci-dessous


















