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Pays-Bas en finale, les anciens en parlent

Pays-Bas en finale, les anciens en parlent

FOOTBolo Zenden, Philip Cocu ou Frank De Boer expliquent la réussite de cette nouvelle génération...
Romain Scotto, à Johannesbourg

Romain Scotto, à Johannesbourg

De notre envoyé spécial à Johannesbourg (Afrique du sud),

«Ce qui caractérise vraiment ce groupe, c’est qu’il focalisé depuis le début sur une idée: être champions du monde.» La réflexion peut paraître un peu candide, à trois jours d’une finale de face à l’Espagne. Mais dans la bouche de Frank de Boer, l’un des adjoints de Bert van Marwijk à la tête des Pays-Bas, elle prend tout de suite un sens plus profond. L’ancien défenseur des Orange a connu trop de désillusions en Coupe du monde pour savoir quels sont les maux chroniques de sa sélection. Souvent brillante, jamais gagnante.

«A l’époque, on avait atteint les quarts et les demi-finales (94 et 98) et on était plutôt contents, explique Philip Cocu, l’autre adjoint de Van Marwijk en Afrique du sud. Ce ne sera pas le cas de cette équipe-là. Elle ne pourra pas se satisfaire d’un autre résultat qu’une victoire finale.» Pour les deux hommes, tout serait donc une question d’approche. Le changement n’a pas été brutal. Il serait le fruit d’une lente maturation, initiée au sortir du dernier Euro. Quand il a pris son groupe, le sélectionneur aurait trouvé les mots justes pour relancer son groupe. «Il a fait référence à l’esprit des sud-américains qui jouent avec leur cœur. Et nous devions faire la même chose», décrit Frank de Boer.

Zenden: «Cette équipe fait le boulot en gagnant»

Pour l’ancien défenseur international, l’obsession de Van Marwijk a toujours été «d’avoir une équipe stable, sur la durée. Pas jouer trois bons matchs et puis plus rien. Avant, dans les mauvais jours, on perdait les matchs. Maintenant, même quand on est mal, on les gagne.» En contrepartie, cette équipe y a laissé une part de son panache. Voilà pourquoi tous refusent de comparer la jeune génération à celles de 74 et 78, finalistes malheureuses du Mondial. «Cette équipe fait le boulot en gagnant. Pas en proposant un jeu spectaculaire», résume Bolo Zenden, ancien international et consultant pour la télé sud-africaine.

Depuis le début de la compétition, il note pourtant une montée en puissance de l’équipe depuis les quarts de finale. La césure a eu lieu lors de la deuxième mi-temps du match face au Brésil. Ce jour-là, les Pays-Bas avaient retrouvé en Wesley Sneijder un buteur providentiel, mais aussi un grand Arjen Robben, blessé lors des deux premiers matchs. «Il apporte beaucoup maintenant. On l’a même vu marquer de la tête lui qui n’y arrive jamais», relève le joueur de Sunderland, qui passe toujours un coup de fil à son beau-frère, John Heitinga, avant les matchs. Ce devrait encore être le cas dimanche, en attendant la quête d’une première étoile. Pour que le défenseur batave n’oublie que derrière lui, plusieurs générations de joueurs et supporters néerlandais n’attendent que ça.