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La préfecture du Finistère veut dissoudre deux groupes d’ultras brestois

Stade Brestois : La préfecture veut dissoudre deux groupes d’ultras après des violences

violencesUn guet-apens visant des supporters lensois avait été organisé en marge d’une rencontre de football en avril
Camille Allain

C. A. avec AFP

Les faits s’étaient produits le 20 avril, après le match entre le Stade Brestois et le RC Lens. Ce jour-là, les Bretons avaient été balayés 3-1 par les Sang et or. Et l’ambiance avait été électrique entre certains supporters des deux équipes. Une cinquantaine d’ultras brestois encagoulés et armés de battes de base-ball avaient envahi une quatre voies reliant Brest à Rennes et tenté d’intercepter des véhicules lensois lors de ce week-end pascal.

D’après nos confrères du Télégramme, cette tentative de guet-apens s’était déroulée en réponse à l’agression de supporters ultras brestois, qui déjeunaient en famille dans un restaurant avant la rencontre. Quinze personnes sont poursuivies, a annoncé le parquet de Brest. Mais ce n’est pas tout. La préfecture a annoncé son souhait de dissoudre deux groupes d’ultras : les « Ultras brestois » et les « Celtic brestois ».

« Toute une saison à problèmes »

Toutes les personnes poursuivies l’ont été pour des faits de participation à un attroupement armé et entrave à la circulation publique, selon la même source. Des audiences auront lieu en janvier 2026. Le sous-préfet de Brest Jean-Philippe Setbon a fait part de son souhait de dissoudre deux groupes de supporteurs. « Ce qui s’est passé contre Lens et les interpellations de ce matin, c’est vraiment l’aboutissement, si je puis dire, de toute une saison à tensions et de toute une saison à problèmes », a déclaré le sous-préfet.

Ce dernier estime à 200-300 personnes le nombre de personnes appartenant à ces deux groupes. « Pendant toute la saison, il n’y a eu qu’un seul match (où) on n’a pas eu des problèmes. J’avais prévenu le président (du club, N.D.L.R.) et le maire que j’allais demander effectivement la dissolution des deux clubs d’ultras », a-t-il dit.

La demande de dissolution « passe devant une commission spécifique » qui émet un avis. « Et ensuite, la décision est prise par le ministre de l’Intérieur au vu des éléments qu’il a en sa possession », a détaillé le préfet.