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L’enlèvement du père de Luis Diaz est une « erreur » selon ses ravisseurs

Liverpool : L’enlèvement du père de Luis Diaz est une « erreur » selon le chef de la guérilla colombienne

Mea CulpaLe chef de l’ELN promet d’œuvrer à la libération du père de l’ailier des Reds
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

C’est un aveu surprenant qu’a lâché le chef de la guérilla colombienne de l’ELN (Armée de libération nationale) sur sa chaîne Telegram. « La rétention du père de Luis Diaz par le Front de guerre du Nord [une unité du groupe] était une erreur », a écrit Antonio Garcia. « Lucho est un symbole de la Colombie, c’est ce que nous pensons de lui au sein de l’ELN », a-t-il ajouté, en utilisant le surnom de Diaz, 26 ans, l’attaquant de Liverpool.

Luis Manuel Diaz et son épouse Cilenis Marulanda, qui a depuis été libérée, ont été enlevés le 28 octobre dans une station-service de Barrancas, la ville natale de la famille, près de la frontière avec le Venezuela, au nord-est du pays, par des hommes armés circulant à moto. Selon l’armée, plus de 250 soldats recherchent « par voie aérienne et terrestre » le père de l’international colombien dans la région voisine de la Serrania del Perija. Mercredi, les négociateurs de paix de l’ELN ont reconnu auprès de leurs homologues du gouvernement que des membres de la guérilla détenaient le père de Diaz.

Une volonté de rançon

Dans un message publié sur Telegram samedi, Antonio Garcia a affirmé que le commandement central de l’ELN supervisait les efforts déployés pour libérer le père du footballeur et avait demandé à ses unités de coopérer. « Nous espérons que la situation opérationnelle sur le terrain pourra être résolue, il s’agit des directives que les commandants doivent suivre pour accélérer la libération », a-t-il déclaré.

Les médias locaux ont publié une déclaration censée émaner du Front de guerre du Nord, dans laquelle les rebelles expliquent avoir enlevé le père de Diaz pour obtenir une rançon sans réaliser qu’il s’agissait du père de la star du football. Cette déclaration n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante. L’incident a menacé de faire dérailler les négociations de paix entre le groupe rebelle et le président de gauche Gustavo Petro, qui se déroulent dans le cadre d’un cessez-le-feu de six mois.