Affaire Rubiales : Le président de la fédération espagnole démissionne
FOOTBALL•Luis Rubiales a déclenché une vague d’indignation mondiale en embrassant sur la bouche et par surprise l’internationale Jenni Hermoso, le 20 août dernier. Il refusait jusque-là de démissionner20 Minutes avec AFP
Depuis son « baiser forcé » en mondiovision envers l’une des championnes du monde espagnoles, Jenni Hermoso, le 20 août dernier, Luis Rubiales, était sur un siège éjectable. Tout le monde s’attendait à ce qu’il présente déjà sa démission, le 25 août. Le président de la Fédération espagnole de football n’en avait finalement rien fait, s’embourbant un peu plus encore dans une affaire d’Etat.
Mais ce dimanche, Luis Rubiales a finalement changé de stratégie. Déjà suspendu par la Fifa depuis le 26 août et pour 90 jours, il a fini par annoncer qu’il allait démissionner de son poste. « A propos de ma démission, oui, je vais le faire, oui, parce que je ne peux pas continuer mon travail », a-t-il dit dans un entretien accordé au journaliste de télévision anglais Piers Morgan. Rubiales a ajouté que son entourage proche lui avait dit « "Luis, tu dois te soucier de ta dignité et poursuivre ta vie. Sinon, tu vas faire du mal aux gens que tu aimes et au sport que tu aimes" ».
La lettre de démission a été reçue par la Fédération
Sa démission a été notifiée à 21h30 au président intérimaire de la Fédération, selon une lettre signée de Rubiales et publiée par les médias espagnols, trois semaines exactement après le début de l’affaire. « L’ancien président de la RFEF a fait ce qu’il devait faire, je pense que c’est ce que tous les citoyens espagnols lui demandaient », a pour sa part commenté le secrétaire d’État chargé des Sports, Victor Francos, au micro de la radio Cadena Ser.
Sur le réseau social X, la ministre à l’Egalité, Irene Montero, a, elle, simplement écrit « Se Acabo » (C’est fini, en espagnol), reprenant un slogan que Jenni Hermoso et ses coéquipières de la sélection avaient également utilisé pour exprimer leur protestation.
Rubiales nie toujours l’agression
« Le pays féministe avance de plus en plus vite », a souligné de son côté Yolanda Diaz, seconde vice-Première ministre du gouvernement espagnol. « La transformation et l’amélioration de nos vies sont inévitables. Nous sommes avec toi, Jenni, et avec toutes les femmes », a-t-elle ajouté sur X.
Dans sa lettre de démission, Rubiales dit avoir agi avec le souci de protéger le football espagnol mais se défend de nouveau d’avoir agressé l’internationale, âgée de 33 ans. « Suite à la rapide suspension de la Fifa et aux procédures ouvertes à mon encontre, il est évident que je ne pourrai pas retrouver mon poste », écrit-il. « Je ne veux pas que le football espagnol puisse subir les préjudices de cette campagne disproportionnée » lancée, selon lui, à son encontre, dit-il encore. « J’ai confiance dans la vérité et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’elle prévale. »


















