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Les Lensois ont « des regrets » à cause du carton rouge prématuré

PSG - RC Lens : Les Lensois quittent Paris avec « des regrets » à cause du carton rouge prématuré

FOOTBALLLes Lensois ont tout perdu quand Salis Abdul Samed s’est fait expulser par excès de zèle. Mais les hommes d’Haise restent « fiers » de leur match
William Pereira

William Pereira

Au Parc des Princes,

Mourir pour et par ses idées. Samedi soir, contre le PSG, le RC Lens a réalisé un premier quart d’heure de haut vol grâce à sa meilleure arme : un pressing à la limite du harcèlement moral sur une défense parisienne souvent mise en échec sur sa ligne de fond (dix corners concédés). Ironiquement, c’est par cette même arme que les Lensois se donneront la mort, à la 19e minute de jeu. L’auteur du crime est Salis Abdul Samed, coupable d’un horrible tacle à la cheville, ou au mollet, on ne sait pas trop, sur Achraf Hakimi.

Le pied du Marocain ne doit sa survie qu’à sa souplesse et un peu de chance. Quoi qu’on en dise, le rouge est mérité. La bonne santé de la victime n’est en rien un argument qui puisse justifier une décision plus clémente. Personne à Lens ne conteste par ailleurs la décision arbitrale. Même Brice Samba, à 80m de l’action avait « compris », comme il l’expliquera en zone mixte en réprimant difficilement un sourire qui traduisait quelque chose comme : « le sagouin, il l’a pas loupé mdr, évidemment qu’il y a rouge ».

Les Lensois frustrés par la physionomie du match

Poisse dans la poisse et alors que les Sang et Or avaient plutôt bien réagi à l’expulsion, le Paris Saint-Germain a été touché par la grâce comme rarement cette saison, à la demi-heure de jeu. Trois buts en neuf minutes, merci, au revoir. De quoi laisser les Lensois sur leur faim. « J’aurais aimé savoir ce que ce match aurait donné à 11 contre 11, », s’interroge le gardien du RCL. Et Jonathan Gradit, d’ajouter : Oui, on a des regrets au vu de la physionomie du match, on sort un peu frustrés. C’est une équipe qui nous craignait. »


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La déception mise de côté, il reste effectivement à Franck Haise et ses hommes une certaine fierté d’avoir fait trembler jusqu’au bout Paris à domicile, malgré l’infériorité numérique et le retard de trois buts à la mi-temps. « On est resté sur nos principes, on a essayé de sortir les ballons, de verticaliser quand c’était possible, de faire les efforts jusqu’au bout, analyse l’entraîneur lensois. On a marqué qu’un but, on aurait pu marquer en un deuxième. » Personne ne pourra en tout cas reprocher à Openda d’avoir essayé. Constamment devant Marquinhos et Ramos sur les ballons en profondeur, il n’aura perdu que contre Donnarumma, auréolé de sa belle forme du moment.

Pour Haise, le titre n’échappera pas à Paris

Si la frustration du résultat est réelle, la perte quasi certaine du titre de champion de France ne paraît pas atteindre les vaincus. « Ce n’était pas notre combat », pour reprendre les mots de Samba, avec un peu de Rambo dans le texte. Combat qui, à en croire Franck Haise, est déjà plié. « Je ne serais pas très lucide si je vous disais le contraire, le titre est joué. J’aurais aimé qu’on se rapproche ce soir, mais oui évidemment le titre sera pour Paris, il n’y a pas trop d’ambiguïté là-dessus. »