NBA : La fille de DeMar DeRozan a-t-elle permis aux Chicago Bulls de renverser Toronto ?
BASKET•La qualification arrachée par Chicago, lors du play-in disputé mercredi à Toronto (105-109), a été marquée par un horrible 18/36 aux lancers francs côté Raptors. Des lancers tous accompagnés des cris dantesques de Diar DeRozan (10 ans)Jérémy Laugier
L'essentiel
- Seulement 10e de la saison régulière en NBA, Chicago a créé la surprise mercredi en l’emportant (105-109) à Toronto (9e) lors du play-in, après avoir été mené de 19 points en troisième quart-temps.
- Les Bulls ont notamment pu s’appuyer sur une supportrice de choc, en la personne de Diar (10 ans), fille aînée de la star de l’équipe DeMar DeRozan.
- Avec ses cris stridents durant toute la rencontre, à chaque lancer franc des Raptors, celle-ci a pu jouer un rôle dans le calvaire canadien dans l’exercice (18/36 au total).
Qui a finalement été le plus décisif, dans l’inattendue victoire de Chicago, mercredi soir à Toronto (105-109), entre la star des Bulls DeMar DeRozan et… sa fille Diar ? Et oui, on reconnaît l’accroche Kamoulox garantie 20 Minutes. Mais la réponse n’est peut-être pas si évidente, au vu du déroulé de ce match de play-in décisif, en vue d’arracher une place qualificative en play-offs. On vous pose le décor : neuvièmes de la saison régulière, les Raptors avaient l’immense avantage de disputer ce barrage contre les Bulls (10es) à domicile, dans leur Scotiabank Arena. L’une des plus gigantesques salles NBA, avec 19.800 supporteurs canadiens réputés parmi les plus bruyants de toute la Ligue.
Enfin, pas tout à fait 19.800 fans des Raptors, car juste derrière l’un des paniers se trouvait Diar DeRozan (10 ans), aux côtés de sa mère. Très vite, la télévision américaine a remarqué que des cris stridents, dignes d’une héroïne d’un bon vieux nanar d’horreur US, se répétaient lors des lancers francs tirés par les Raptors, et qu’ils provenaient tous d’elle. Logique : elle était la seule à vouloir troubler la concentration des partenaires de Pascal Siakam.
« J’ai compris que c’était ma fille »
Responsable du compte Twitter français de référence consacré aux Bulls, Bertrand Landry (35 ans) s’est régalé en pleine nuit grâce au Diar show : « Elle est souvent à nos matchs à domicile, explique-t-il. On la voit tenter de perturber nos adversaires et s’amuser à imiter la routine de son père avant chacun de ses lancers, c’est archi drôle. Mais là, c’était ouf comme on n’entendait qu’elle sur la retransmission américaine. »
Sur le parquet, son papa star, cette fois assez effacé par rapport à son coéquipier Zach LaVine (23 points contre 39), a également fait ce constat. « A un moment, après un lancer raté des Raptors, j’ai entendu un cri, racontait DeMar DeRozan en conférence de presse. Je me suis retourné et j’ai compris que c’était ma fille qui hurlait comme ça. » A priori, l’effet perturbateur a été total puisque Toronto a signé un infâme 18/36 sur la ligne des lancers, l’une des pires stats de l’histoire des phases finales en NBA.
Miami prochaine victime de Diar ?
Si bien que même en deuxième mi-temps, lorsque Diar s’est retrouvée du mauvais côté du terrain pour tenter de jouer sa meilleure partition dans les aigus, elle a pu contribuer à faire craquer les Raptors dans l’exercice, y compris la star camerounaise Pascal Siakam (32 points mais 5/11 aux lancers) dans le money time. « C’était énorme, la télévision la filmait davantage que la lutte au rebond sur le terrain, confie Bertrand Landry. Elle était évidemment proche des micros, mais franchement, elle a pu jouer un vrai rôle sur les lancers adverses. Ce n’était pas que du story telling à l’américaine. Plus le match avançait et plus j’étais serein quand on subissait des lancers grâce à elle. »
Menés de 19 points dans le troisième quart-temps (66-47), les Bulls ont signé une formidable remontée en fin de rencontre pour éliminer des Raptors médusés (105-109). Les supporteurs canadiens, pour qui la saison NBA est donc déjà finie, n’ont pas fini de maudire les 18 lancers laissés en route par leur équipe, et de désormais trouver moins choupi la petite Diar DeRozan. Et si ses hurlements hantaient déjà les nuits des joueurs du Miami Heat, qui croiseront sa route vendredi lors du dernier match qualificatif pour les play-offs ?


















