Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Caudrelier et Gabart en tête de la Route du rhum, Le Cléac'h de retour

Route du Rhum : Caudrelier et Gabart creusent l’écart, Le Cléac'h est reparti

VoileLes deux skippeurs Caudrelier et Gabart sont presque côte à côte alors que Thomas Coville est déjà à 64 miles nautiques
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Se tirer la bourre, une définition en images. Selon les derniers pointages de la route du rhum donnés à 9 heures, Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) et François Gabart (SVR Lazartigue) étaient quasiment bord à bord, avec un avantage infime pour Gabart, au sein des Ultim, ces maxi-trimarans de 32 m de long pour 23 m de large dont certains peuvent voler.

Ils ont même accru leur avance sur le reste du peloton, alors que l’ensemble des concurrents étaient piégés ce samedi matin dans une longue dorsale sans vent entre deux fronts. Dans toutes les catégories, les skippers vont devoir gérer au mieux ce passage qui a tendance à réduire les écarts, avant l’arrivée d’un nouveau front qui devrait apporter des rafales de vent de plus de 40 nœuds et une mer chaotique.

« Je dors moins depuis que François Gabart est à côté de moi »

« Pour l’instant, il n’y a pas de vent du tout », a raconté Caudrelier à la vacation du matin. « Si on avait réussi à descendre assez vite, on aurait pu glisser sous l’anticyclone mais ça n’a pas été le cas (…) Les alizés, c’est pour demain. Devant nous, il y a un sacré dossier. Dans les fronts, les manœuvres sont dures en Ultim ». « Je dors moins depuis que François Gabart est à côté de moi (…). C’est tout de suite plus excitant d’avoir un bateau bord à bord, ça occupe bien les journées, ça met de l’action », a-t-il ajouté.

Resté vendredi dans leur sillage, Thomas Coville (Sodebo) a choisi une route plus au nord pour tenter d’attraper plus vite la tempête mais a finalement été privé de vent plus longtemps et accusait désormais un retard de plus de soixante milles.

Le Cléac'h est reparti

Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), revenu jeudi à Lorient pour réparer une avarie, est reparti peu avant 13h avec l'objectif de terminer la course, même si ses espoirs de podium se sont envolés, a annoncé son équipe. « On veut aller au bout de l'histoire », avait expliqué le skipper vendredi soir. Vainqueur du Vendée Globe 2016/2017, il avait chaviré au bout de deux jours de course lors de la Route du rhum 2018.

Depuis jeudi soir, son équipe a travaillé d'arrache-pied pour remplacer la dérive du bateau et surtout colmater les impacts que la dérive cassée avait provoqués sur la coque.



Chez les Imoca, monocoques de 18 m et vedettes du légendaire tour du monde en solo, le Vendée Globe, Charles Dalin (Apivia) était toujours en tête, lui aussi dans la dorsale sans vent. « Elle n’est pas simple, cette transat. Il faut faire les bons choix et ce n’est pas évident (…) Maintenant, tout l’enjeu de réussir à passer au plus vite dans l’alizé », a-t-il témoigné.