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Le PSG encore rattrapé par son ADN de la lose en Ligue des champions

Juventus - PSG : Paris encore rattrapé par son ADN de la lose en Ligue des champions, ça frise le génie

FOOTBALLLe PSG a battu la Juventus 2-1 mais termine 2e de son groupe à cause d’une victoire fleuve de Benfica contre le Maccabi (6-1)
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Malgré sa victoire à Turin (1-2), le PSG termine second de sa poule, plombé par la large victoire de Benfica sur la pelouse du Maccabi Haïfa (1-6).
  • Une nouvelle confirmation, s’il en fallait, de la scoumoune du PSG qatari en Ligue des champions.

Andrea Agnelli ne connaît décidément rien au football. Le patron de la Juventus, qui déjeunait avec Nasser Al-Khelaïfi à quelques heures du coup d’envoi, regrettait le peu d’enjeu autour du Juve-PSG de mercredi soir. Traduction : « ça serait plus marrant dans ma Super Ligue. » Faux sur toute la ligne. Aucune source de divertissement ne dépasse l’ADN du PSG en Ligue des champions. On frise l’acharnement : le destin rit désormais au nez des Parisiens même quand ceux-ci font les choses à peu près convenablement. Vainqueur 2-1 à Turin, Paris, leader avant le début de la dernière journée, termine deuxième de sa poule. Quelle est donc cette sorcellerie ?

Le groupe H avant le match

1) PSG - 11 pts, 14 BP, 6 BC, +8

2) Benfica - 11 pts, 10 BP, 6 BC, +4

Pour n’importe quelle équipe, il aurait suffi d’une victoire en Italie pour se prémunir d’une victoire lisboète à Haïfa. Dans n’importe quelle équipe, le but vainqueur de Nuno Mendes sur son premier ballon touché aurait suffi. Mais les supporters n’ont de cesse de le répéter depuis aussi longtemps que le club existe : Paris est magique.



Le temps additionnel volé au PSG

Dans l’autre match de la soirée, Benfica a pourtant longtemps imité le PSG. D’abord devant avant de se faire rejoindre, les Portugais rentraient au vestiaire sur le score de 1-1, comme à Turin. Mais les dynamiques de jeu laissaient déjà entrevoir deux secondes périodes très différentes. Les hommes de Galtier luttaient quand ceux de Schmidt manquaient de réalisme. Ce n’était qu’une question de temps avant que le bouchon saute. Et ça n’a pas loupé.

Mais tout de même. A la 87e minute, les Aigles ne menaient « que » 4-1. Vient ensuite le 5e, et la voix de Patrick Montel qui résonne dans notre boîte cranienne : « ALORS PEUT-ËTRE ? !! ». Et effectivement, le 6e pion benfiquista finit par sortir du pied de João Mario à la 92e. Dans les arrêts de jeu, ceux-là même dont ont été dispensés les Parisiens face au même Maccabi la semaine passée. Punis par un arbitre qui croyait bien faire en se montrant magnanime à l’égard des vaincus du soir. L’effet papillon, tout ça.

« J’étais informé de tout ce qui se passait à Haïfa. Si, à la 68e minute, j’ai fait deux changements, c’est que je me suis aperçu qu’il fallait l’emporter après le deuxième but du Benfica. J’ai aussi été informé à la 90e qu’il y avait 5-1, mais on était encore premiers. A deux, trois minutes de la fin, c’est difficile de tout bouleverser, même si je savais que si Benfica marquait encore ce serait compliqué… » réagissait après coup Christophe Galtier.

En Youth League, l’ADN PSG a aussi frappé

Résultat des courses, les deux leaders du groupe H sont à égalité parfaite en termes de points, buts marqués, buts encaissés et, fatalement, au goal-average. Une première dans l’histoire. Une de plus pour le PSG. Comme la remontada de 2017.


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Pour départager les deux équipes, il a fallu puiser jusqu’aux buts marqués à l’extérieur. Là encore une cruelle ironie. Un critère qui n’existe plus en confrontation directe finit par jouer contre Galtier & co. Benfica a marqué trois buts de plus hors de ses bases, jeu, set et match. Les Lisboètes finissent premiers, les Parisiens deuxièmes. « Mon équipe a fait un très beau parcours. Certains pensaient que ce serait simple de battre la Juventus, car elle serait affaiblie, mais c’est une grande performance d’avoir battu deux fois la Juve. Mes joueurs ont fait une bonne phase de poule », s’est contenté l’entraîneur du PSG, tout en soulignant le côté « irrationnel » de la compétition.

Imprévisible. Invraisemblable, une nouvelle fois, même si les sismologues du dimanche diront qu’une première secousse avait frappé le PSG dans l’après-midi. En Youth League, les U19 parisiens ont été tenus en échec 4-4 par la Juve après avoir mené 4-1 jusqu'à la 90e minute. L’ADN Paname en C1. Le seul, l’unique.