PSG - Nice : Galtier se demande pourquoi son équipe a eu « du mal à mettre du rythme »

FOOTBALL Christophe Galtier est revenu sur le match assez chaotique de ses joueurs malgré la victoire au bout du compte face à Nice (2-1)

William Pereira
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Le PSG s'est imposé sans briller
Le PSG s'est imposé sans briller — Aurelien Morissard/AP/SIPA

Joies d’un calendrier surchargé, match de Ligue des champions à venir ou remplaçants encore en rodage ? A quoi doit-on la prestation médiocre quoique victorieuse du Paris Saint-Germain contre l’OGC Nice, samedi soir ? Sans doute un peu des trois.

« La coupure internationale et le match de mercredi en Ligue des champions (contre Benfica) peuvent générer chez les joueurs une démobilisation, analysait à chaud Christophe Galtier. C’est plus difficile de revenir dans la compétition quand on a beaucoup voyagé et qu’on rentre de sélection. On a eu très peu de temps pour travailler. Est-ce que les joueurs ont voulu faire le service minimum ? Je ne le crois pas. »

C’est presque ce qu’il y a de plus curieux dans les derniers matchs du PSG. Beaucoup de faux rythme, du mal à mettre de l’intensité dans les courses et les transmissions de balles, mais aussi une volonté de bien faire (sauf éventuellement Hakimi quand il s’agit de défendre). Prenez Ekitike et ses stats immondes. Pour rappel, il a joué à la pointe de l’attaque, n’a pas frappé une fois et s’est très peu souvent retourné vers le but. Pas top, a priori.

Galtier a « vu des joueurs qui ont eu du mal à entrer dans le match »

D’un autre côté, l’ancien Rémois a aussi cherché à participer à la construction en sollicitant Messi et Neymar, de même qu’il lui est arrivé de s’arracher pour récupérer des ballons hauts. Preuve que ce n’était pas du je-m’en-fichisme. « J’ai vu des joueurs qui ont eu du mal à entrer dans le match et à redémarrer la seconde période », regrette l’entraîneur parisien.

Si Marquinhos réfute l’idée d’une fatigue physique, en tout cas le concernant - pour une fois, il n’a pas eu à quitter la France pour jouer avec le Brésil - parce que « c’est le début de saison, et on n’a pas d’excuse », Galtier entrevoit lui des signes de fatigue. « La première période pouvait me laisser penser qu’on pouvait accélérer, mais le début de la seconde période a été très mauvais avec peu de courses et très peu de maîtrise technique. Nice a égalisé et c’était mérité. Il a fallu injecter du sang frais pour retrouver de la vitesse. »

Une mauvaise gestion de la rotation de l’effectif ?

Sang frais qui n’était d’autre que celui de titulaires habituels laisés au repos comme Mbappé et Mendes, rentrés peu après l’heure de jeu à la place de Bernat et Ekitike. A part Nordi Mukiele, immense à l’exception de son rôle sur le but encaissé par le PSG, les remplaçants n’ont pas réellement répondu aux attentes, alors qu’ils sont censés être les garants de la continuité des résultats en L1. Encore faudrait-il qu’ils aient plus de temps pour jouer.

Envoyer Ekitike dans la fosse aux lions sans l’avoir vraiment fait jouer auparavant est ce qu’on appelle un cadeau empoisonné. Et si en fait, tout ceci n’était que l’expression d’un déséquilibre entre le temps de jeu des uns et des autres, rendant les premiers indispensables et les seconds inaptes à compenser leur absence à cause d’un manque de rythme et de repères ? Et si le principal fautif était Christophe Galtier, qui a sorti ses remplaçants du placard par opportunisme sans les avoir suffisamment préparés en amont.