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Place aux boss du skicross
VANCOUVER2010•Pour la première fois aux JO, le ski cross doit assurer le spectacle...M.Go.
De notre envoyé spécial au Canada
Plus urgent que la fonte des glaciers, celui de l’audimat. Depuis des années, le CIO panique devant l’érosion de son audience chez les moins de 30 ans. Particulièrement en ce qui concerne les JO d’hiver bousculés par les Winter X Games, rendez-vous des sports extrêmes. Après le boardercross à Turin, c’est donc une autre épreuve phare des X, qui débute sa vie olympique à Cypress mountain: le skicross… «On a été quasiment les premiers en Europe à faire ce sport. Le fait d’être validé pour la première fois sport olympique, quelque part, c’est une satisfaction. On a vécu des galères, des belles choses, on est passé par tous les sentiments», explique Xavier Kuhn qui disputera dimanche l’épreuve hommes.
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Bosses, virages relevés, sauts, le skicross est le cousin sur deux planches du boarder. A Cypress moutain, l’épreuve a d’ailleurs lieu sur la même piste. «Comme on va un peu plus vite, ils ont dû modifier un peu les sauts et les virages», explique Ted Piccard. Inventé à la fin des années 1990 aux USA, il a été reconnu en 2003 par la Fédération internationale de ski. Réputé pour son coté spectaculaire, le cross est avant tout un sport d’affrontement direct. «C’est que du bonheur, c’est un sport qui en vaut la peine. Ludique, beau, il regroupe toute la panoplie des disciplines du ski. C’est un sport de guerrier. Quatre au départ, deux à l’arrivée. Pas besoin d’avoir fait bac + 12 pour comprendre», poursuit Xavier Kuhn.
Le superbe skicross des X Games 2010:
«Le sport où tu es en confrontation directe met une ambiance assez saine»
Jeunes attirés par le côté spectaculaire ou anciens de l’alpin reconvertis comme Ophélie David, le circuit attire beaucoup de monde. Sans perdre un certain esprit de corps, notamment en équipe de France. «Ce groupe, il existe, il est même peut-être plus vieux que l’équipe de France. On voyageait, on faisait des compet’ ensemble, avant même d’être rattrapés par la fédé», détaille Ophélie David, grande favorite de l’épreuve féminine de mardi. Un peu comme en snowboardcross, les skieurs cross se connaissent tous. C’est donc une grande famille qui va s’écharper sur le cross de Cypress. «Le sport où tu es en confrontation directe met une ambiance assez saine. Il y a rarement de coups bas», explique Ophélie David.


















