4L Trophy: une aventure humaine, bien plus qu'une simple compétition

AUTO 1.200 équipages ont pris le départ mercredi, direction le désert marocain, dans le but d'apporter un peu d'aide aux enfants les plus défavorisés...

Alexandra Patard

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Une 4L verte avec des jantes roses, lors du départ du 4L Trophy donné au Stade de France, le 18 février 2010. 
Une 4L verte avec des jantes roses, lors du départ du 4L Trophy donné au Stade de France, le 18 février 2010.  — 20 Minutes / A. Pa.

Une horde de 4L customisées, vertes avec des jantes roses, d'autres orangées, rouges, bleu ciel ou avec une grande tête de mort sur le capot... Les sept cents 4L parties mercredi midi du Stade de France ne sont pas passées inaperçues dans les rues de Saint-Denis. Mais au-delà de l'aspect purement esthétique de ces belles mécaniques, le 4L Trophy constitue surtout pour les 2.400 étudiants l'occasion de vivre une expérience unique dans le désert marocain.

 

Retrouvez le blog de Marc-Arthur Gauthey et Kevin Chneiweiss «La cravate dans le cambouis», en cliquant ici.

 

«Le 4L, c'est la règle des trois tiers: un tiers de compétition, un tiers d'aventure et un gros tiers d'entraide entre les peuples, explique l'organisateur de la course Jean-Jacques Rey, juste avant de donner le départ. Là, ils sont prêts à se battre toute la semaine. Ils ont le couteau entre les dents.»

Même s'il récompense l'équipage arrivé à Marrakech avec le moins de kilomètres au compteur, le 4L Trophy représente bien plus qu'une simple compétition. Il reste avant tout une course d'orientation, dont l'objectif principal est de distribuer près de 70 tonnes de fourniture scolaire et des fauteuils roulants pour les enfants les plus démunis.

 

Bosser la mécanique

 

«Je pense que ceux qui viennent pour gagner seront tout le temps sur leur roadbook et le nez dans leur moteur, lance Kévin Chneiweiss, le co-pilote de Marc-Arthur Gauthey (HEC). Nous, on est là pour réaliser une bonne action et s'éclater avec les potes.» «Ce n'est pas une compétition pour nous, ce n'est pas dans notre état d'esprit, ajoute Jean Lapoigny, de l'école Arts et métiers d'Angers. On veut découvrir du pays et vivre une belle aventure.»

Pas de séance de musculation pour ces aventuriers du dimanche. La préparation de la course les a occupé pendant une année entière, entre la recherche de sponsors et l'acquisition de leur 4L. «On ne s'est pas trop préparées sportivement, avoue la Rouennaise Sarah Le Roy. On a plutôt bossé sur la mécanique. On est deux filles (avec sa binôme Esther Canchel, ndlr), et ce n'est pas notre domaine.» Un défi technique plutôt que physique pour des étudiants qui, selon l'organisateur, «ne sont plus les mêmes quand ils reviennent en France.»