Marseille doit conjuguer le passé au présent
Comme on se retrouve... Seize ans après leur dernière confrontation, l'OM et l'AC Milan seront à nouveau opposés au Vélodrome ce soir (20 h 45) lors de la 1re journée de Ligue des champions. Les trois rencontres entre les deux clubs dans les années 1...Sandrine Dominique
Comme on se retrouve... Seize ans après leur dernière confrontation, l'OM et l'AC Milan seront à nouveau opposés au Vélodrome ce soir (20 h 45) lors de la 1re journée de Ligue des champions. Les trois rencontres entre les deux clubs dans les années 1990 ont marqué à jamais les esprits marseillais. C'était l'âge d'or de l'ère Tapie avec un OM devenu le chat noir du grand Milan (2 victoires et 1 nul). Personne n'a oublié le but de Waddle en quart de finale retour en 1991 à Marseille (1-0, et 1-1 à l'aller à San Siro), ni la panne de courant qui a suivi et qui a coûté deux ans de suspension européenne aux Milanais. Et encore moins la tête victorieuse de Boli en finale de la C1 en 1993 (1-0) dans un stade olympique de Munich ivre de bonheur.
Mais tous ces bons souvenirs datent du siècle dernier. Le coach phocéen, Didier Deschamps, qui a soulevé la coupe aux grandes oreilles en 1993 en tant que capitaine, affirme d'ailleurs avoir tourné la page. « Je ne fais pas référence au passé auprès des joueurs. Je peux éventuellement me servir de cette expérience dans mon travail, mais les retrouvailles d'aujourd'hui, c'est une autre histoire à écrire. » Et pour cause depuis 1993, l'OM a connu des hauts et des bas, tout comme les Rossoneri qui ne sont plus aujourd'hui ce qu'ils étaient sur la scène européenne. Sans parler de leur début de saison très moyen en Serie A (un succès à Sienne (1-2), une claque face à l'Inter (4-0) et un nul (0-0) à Livourne). Ce sont donc deux formations qui auront tout à prouver qui se retrouveront ce soir. Et dans ce contexte, les Olympiens veulent croire en leurs chances. « Milan est un collectif bien huilé et expérimenté en C1. Forcément, ils sont favoris, assure le milieu Fabrice Abriel. Mais tout dépendra de ce que, nous, on va faire. S'ils ont pris quatre buts contre l'Inter, c'est qu'il y a des manques. Si on leur met la pression en exerçant un pressing au milieu de terrain et qu'on est solide défensivement, il y a un coup à jouer. On a une position d'outsider en Coupe d'Europe très intéressante. » W
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