Les supporters ont de l'ambition pour onze

Rémi Bostsarron

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Les supporters Marine et Blanc croient leur club capable de remporter un nouveau titre.
Les supporters Marine et Blanc croient leur club capable de remporter un nouveau titre. — P. SAURA / 20 MINUTES

On les avait quittés en pleine communion, en juin dernier, sur la place des Quinconces. Trois mois après la célébration du sacre, les supporters bordelais sont-ils toujours sous le charme de leurs protégés ? Avec un bilan de trois victoires et un nul après quatre journées de championnat, les joueurs semblent en tout cas avoir tout fait pour que l'histoire d'amour se prolonge. « Ils répondent tout à fait à mes attentes », confirme Nicolas, fidèle parmi les fidèles de ce qu'il appelle encore le parc Lescure. « Je me reconnais dans cette équipe, et c'est rare. On sent leurs valeurs, leur bonne humeur, leur respect du public. L'été prochain, ce groupe risque d'exploser. Alors on se dit qu'on doit en profiter au maximum. »

S'ils vénèrent toujours Yoann Gourcuff et Marouane Chamakh, les supporters apprécie aussi les derniers venus, notamment Michael Ciani. « Il est très costaud, on a fait une très bonne affaire en le prenant, assure Jean-Charles, aficionado lot-et-garonnais. Il nous coûtera moins cher que Diawara, et il est plus jeune, plus posé, plus réfléchi. » « On a fait un recrutement malin, confirme Nicolas. Mais je crois qu'on n'aura pas l'effectif suffisant pour jouer l'Europe à fond. » S'ils n'espèrent pas voir briller leurs couleurs à l'échelle continentale, les habitués du virage sud se montrent très ambitieux sur la scène hexagonale. « On a déjà le Trophée des champions, et je pense qu'on peut gagner deux autres titres », affirme ainsi Nicolas. Une ambition confortée par la dernière sortie des hommes de Laurent Blanc à Marseille (0-0), dimanche. « Ils m'ont fait forte impression, lâche Vincent, l'un des nouveaux abonnés de Chaban-Delmas. On les sent très sereins. En tout cas, je ne vois pas comment les Marseillais pourraient finir devant nous. Comme d'habitude, ils s'enflamment, et ils ne gagneront rien. » « Il y a dix ans, l'OM nous bassinait avec sa pub : "Un jour, l'Europe parlera marseillais", rappelle Nicolas. Et bien moi, je parle toujours gascon. » W