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Gignac: l'année de la confirmation

Gignac: l'année de la confirmation

FOOTTroisième volet de notre série des bons coups de l’été avec le buteur du Toulouse FC. Jeudi: Lucho Gonzalez...
A.P.

A.P.

Il a boudé un peu mais a fini par se faire une raison. André-Pierre Gignac sera encore toulousain pour une saison. Son conseiller de père l’aurait préféré à Lyon, le fiston s’est laissé tenter, mais Olivier Sadran a fermé la porte à double tour. Lettre tout en ironie à l’appui, le président du TFC a tenu tête à son ami et modèle, Jean-Michel Aulas.


À un an de la Coupe du Monde, le meilleur buteur de la saison 2008/2009 a préféré éviter le bras de fer. Sadran en a joué, caressant son attaquant dans le sens du poil. Le jeune président (40 ans) a toujours cherché à protéger l’image de son employé vedette. «Dédé a toujours eu un comportement exemplaire, il n’est pas obsédé par l’argent et a énormément d’affection pour le TFC», plaide le roué Sadran, qui va ainsi passer l’éponge sur une séance d’entraînement zappé par l’attaquant. Bien malgré lui, Gignac a permis à son président de devenir le symbole de la résistance aux puissants à l’oligarque lyonnais.

«Cet épisode ne m'a pas tant affecté que ça»


Prié par ses dirigeants de ne pas s’étendre sur le sujet, Gignac essaye depuis de faire oublier cette envie de départ: «Ici, je suis comme un poisson dans l'eau. J'ai mes repères, j'ai mes copains. J'aime Toulouse et ses supporters. Cet épisode ne m'a pas tant affecté que ça», assure celui a porté le TFC vers une inattendue quatrième place grâce à ses 24 réalisations.


Toulouse = Gignac, Gignac= Toulouse, l’équation a énervé Alain Casanova tout au long de la saison dernière. Mais comme son président, l’entraîneur toulousain a toujours cherché à garder le dialogue avec son joueur. «Quand on vous propose de rejoindre Lyon et que vous avez 23 ans, c'est normal d’écouter», concédait alors Casanova.


Reconnaissant envers Casanova


De son côté, André-Pierre Gignac sait ce qu’il doit à son entraîneur. La trajectoire des deux hommes se confond. En début de saison dernière, Casanova est un coach novice de 47 ans qu’on donne bon pour le Pôle emploi le plus proche. Gignac sort lui d’une saison épouvantable vécue dans l’ombre du chouchou suédois, Johan Elmander. Pris en grippe par le public et plus assidu aux tables du casino voisin que sur les terrains d’entraînement de l’Ile du Ramier, Gignac a trouvé auprès de Casanova un entraîneur qui a compris ses doutes et valorisé ses qualités.