Patinage : Nathalie Péchalat battue par une novice pour la présidence de la FFSG

SPORTS DE GLACE L'ex-championne d'Europe de danse sur glace Nathalie Péchalat a été battue samedi pour la présidence de la Fédération des sports de glace (FFSG), qu'elle occupait depuis 2020

W.P, avec AFP
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Nathalie Péchalat avait succédé à Didier Gailhaguet à la tête de la FFSG.
Nathalie Péchalat avait succédé à Didier Gailhaguet à la tête de la FFSG. — LOIC VENANCE / AFP

Nathalie Péchalat déchue et déçue. L’ancienne championne de danse sur glace a été battue pour la présidence de la Fédération des sports de glace (FFSG) après un mandat de deux ans à sa tête. C’est la novice Gwenaëlle Noury qui a remporté l’élection avec 52,3 % (BIEN 52,3) des suffrages.

Nathalie Péchalat avait assuré ces derniers jours que sa seule concurrente, Gwenaëlle Noury, était téléguidée par l’ancien président de la FFSG Didier Gailhaguet​, qui avait démissionné au printemps 2020 accusé d’avoir couvert un entraîneur mis en cause pour viols et agressions sexuelles.

Gwenaelle Noury a remporté 52,3 % des suffrages (et non 52,8 comme indiqué dans un premier temps par la fédération), contre 47,7 % à Nathalie Péchalat. 136 clubs sur 161 ont voté (dont 70 par procuration).

L’assemblée générale, qui se tenait au siège du Comité national olympique sportif français (CNOSF) et était fermée aux médias, s’est achevée dans un certain brouhaha et la confusion.

L’ombre de Gailhaguet plane sur la FFSG

Malgré les sollicitations de plusieurs médias, Gwenaelle Noury ne s’était exprimée nulle part dans la presse. De son côté, Gailhaguet s’est défendu de vouloir peser sur l’élection. « Je n’ai rien à dire, je suis sorti de la vie fédérale (…) Je ne suis candidat à rien », avait-il assuré au Journal du dimanche. Ce dernier a régné sur les patinoires presque sans discontinuer pendant plus de deux décennies.

Mais après la déflagration causée par des accusations de violences sexuelles dans le sport, son sixième mandat avait pris fin soudainement en 2020. A peine élue, la nouvelle équipe fédérale menée par Nathalie Péchalat avait fait voter de nouveaux statuts limitant à trois le nombre de mandats et le rendant de fait inéligible au poste de président.