Rugby : L'inspection du travail saisie sur le « climat social » de l'organisation du Mondial 2023

ENQUETE Saisie par le ministère des Sports, l'inspection du travail va se pencher sur le comité d'organisation de la Coupe du monde 2023, pointé du doigt pour un « management par la terreur »

Q.B. avec AFP
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Bernard Laporte, à gauche, posant à côté de Claude Atcher.
Bernard Laporte, à gauche, posant à côté de Claude Atcher. — Christophe Ena/AP/SIPA

La Coupe du monde de rugby 2023 dans la tourmente : le ministère des Sports a décidé mercredi de saisir l’inspection du travail sur « des éléments préoccupants » liés au « climat social » au sein du comité d’organisation après une enquête du journal L’Equipe.

Le quotidien décrit un climat de travail « extrêmement dégradé », où se mêlent burn-outs, démissions et crises d’anxiété sous le coup d’un « management par la terreur » mis en place par Claude Atcher et sa cheffe de cabinet. Interrogé par l’AFP mercredi soir, Atcher n’a pas souhaité réagir, indiquant uniquement « laisser les gens chargés de chercher la vérité faire leur travail ».

La FFR promet aussi une enquête

La ministre a saisi l’inspection du travail ainsi que le comité d’éthique du Groupement d’intérêt public (GIP) du Mondial « pour faire toute la lumière sur cette situation », et « le plus rapidement possible ». Elle a ainsi assuré : « Les partenaires sociaux seront réunis dès demain (jeudi) par la direction générale du GIP et pleinement associés à cette démarche d’enquête et d’analyse. »

Dans la foulée, la Fédération française de rugby (FFR), dirigée par Bernard Laporte, a annoncé convoquer le comité économique et social de France 2023 « afin que soit diligentée dans les meilleurs délais une enquête sociale », en ajoutant : « La FFR s’associe à l’Etat dans sa volonté de faire toute la lumière sur la situation interne. »