NBA : Douze ans après, les Boston Celtics de Jayson Tatum retrouvent la finale et affronteront les Warriors

BASKET Champions à l'Est après leur victoire à Miami (96-100) dans la nuit de dimanche à lundi, les Celtics affronteront les Golden State Warriors pour le titre

A.H. avec AFP
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Jayson Tatum, l'homme clutch des Celtics.
Jayson Tatum, l'homme clutch des Celtics. — Lynne Sladky/AP/SIPA

Finalement Draymond Green, qui l’avait crié un peu trop tôt, avait raison. Boston sera opposé à partir du 2 juin à Golden State, pour tenter de remporter un 18e titre record en 22 finales et de reprendre les devants sur ses rivaux éternels des Los Angeles Lakers, qui l’avaient rejoint au sommet du palmarès en 2020 après leur sacre aux dépens du Miami Heat, que les hommes en vert ont battu dans la nuit de dimanche à lundi, au cours d’un match 7 enivrant (96-100).

« C'est ce pour quoi vous travaillez toute votre vie, a réagi Jaylen Brown. Nous devons savourer, mais aussi relever le défi. Nous allons jouer contre une équipe qui est déjà passée par là et qui a déjà été championne. Nous devrons produire notre meilleur jeu ». Les « Jay-Jay », Brown et Tatum, parfaitement soutenus par Marcus Smart, ont été prépondérants au succès des Celtics. A eux trois, ils ont marqué les trois-quarts des points de l’équipe (24, 24 et 20).

Tatum MVP de la finale de conférence

Tatum (10 rbds 6 passes, 2 contres), qui arborait un brassard floqué du n°24 de son idole Kobe Bryant « pour invoquer son savoir-faire dans les matchs 7 », a été de sang-froid, récompensé du trophée de MVP de la finale de conférence Est. Ce trio n’était pas de trop pour empêcher Jimmy Butler (35 pts, 9 rbds), encore héroïque, et Bam Adebayo au rendez-vous à l’intérieur (25 pts, 11 rbds), de permettre au Heat de réussir un sacré come-back.

Car Boston a toujours été devant au score dans cette rencontre, son avance culminant à 17 unités (34-17, puis 45-32). Et voir Miami pointer seulement à -6 à la pause a un peu tenu du miracle. Mais ce miracle portait le nom de Butler. Dans ce deuxième quart-temps, l’ailier a tenu à bout de bras les siens, face à des C’s alors bien plus adroits derrière l’arc (8/20 contre 3/13) et bien mieux organisés, inscrivant 18 des 24 points (à 8/11 aux tirs) de sa première période.

Les C’s reviennent de loin

Mais après avoir mis 12 points de plus au 3e quart-temps, durant lequel l’écart entre les deux équipes a joué à l’accordéon, passant de deux (56-54) à treize unités (67-54), Jimmy a commencé à fatiguer. Illustration à 16 secondes de la fin, quand le Heat était revenu encore à deux points avec une nouvelle banderille de Strus : il a manqué de lucidité en préférant tirer à longue distance pour faire passer les siens devant pour la première fois, plutôt que d’aller au cercle chercher l’égalisation.

Tir raté, et derrière, Marcus Smart (9 rbds, 5 passes, 2 interceptions) mettait les deux lancers francs qui envoyaient les Celtics en finale. « Y parvenir avec ce groupe, ça veut tout dire. Peu croyaient en nous, mais on y est arrivé », a commenté Tatum, se rappelant que début janvier, à mi-saison, après 41 matchs, son équipe était en négatif (20 victoires-21 défaites) et pointait à la onzième place, hors course des play-offs.