OGC Nice-ASSE : « Paradoxal » face à Saint-Etienne, le Gym peut encore rêver à l’Europe

FOOTBALL Au cours d'un match entaché par des chants insultants de la part de certains supporteurs niçoois à l'égard de la mémoire d'Emiliano Sala, les Aiglons ont montré deux visages totalement opposés face à l'ASSE (4-2) lors de la 36e journée de Ligue 1

Fabien Binacchi
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Après avoir été inexistants en première période, les Aiglons se sont réveillés, notamment avec un doublé d'Andy Delort
Après avoir été inexistants en première période, les Aiglons se sont réveillés, notamment avec un doublé d'Andy Delort — AFP
  • Inexistants en première période face à Saint-Etienne, mercredi soir à l’Allianz Riviera, les joueurs de l’OGC Nice l’ont emporté après une incroyable remontada (4-2).
  • Un premier but de Melvin Bard, un doublé d’Andy Delort et une volée d’Hicham Boudaoui ont dégoûté les Stéphanois.

A l’Allianz Riviera (Nice),

Après sa finale ratée de Coupe de France, samedi contre le FC Nantes, Nice a pu craindre de ne pas se relever face à Saint-Etienne, mercredi soir à l’Allianz Riviera pour le compte de la 36e journée de Ligue 1. Menés 0-2 à la pause après avoir été complètement inexistants, les Aiglons ont réagi avec la manière en deuxième période.

De retour des vestiaires, la remontada. Ils ont offert un festival de buts (4-2) permettant au Gym de pouvoir encore accrocher l’Europe. Deux visages totalement opposés. « Cette équipe est paradoxale, toujours en réaction », a résumé Christophe Galtier à l’issue de la rencontre, évoquant « une entame de deuxième mi-temps incroyable ». « Cette victoire, c’est celle d’un supplément d’âme et de l’envie de ne pas clôturer la saison », a souligné le coach au sujet d’un match également entaché par des chants insultants à l’égard de la mémoire d’Emiliano Sala.

« Les séquelles du Stade de France »

A côté de la plaque jusqu’à la 52e minute, les joueurs de l’OGC Nice ont renversé la rencontre après un premier but de la saison de l’ex-Lyonnais Melvin Bard (1-2, 53e). Un doublé d’Andy Delort (2-2, 60e et 3-2, 62e) et une volée d’Hicham Boudaoui (4-2, 80e) finissaient de dégoûter les Stéphanois. Quatrièmes à deux points de Monaco (3e), les Azuréens restent donc à l’affût du podium, à deux journées de la fin du championnat.

Un sursaut, un « réveil », que le capitaine Dante et le défenseur Jean-Clair Todibo ont demandé à leurs coéquipiers au milieu du match. « On prétend à jouer l’Europe et ce qu’on proposait en première mi-temps n’était pas du tout de ce calibre-là. C’était même inadmissible, a expliqué le natif de la Guyane en zone mixte. Je pense qu’il y avait encore les séquelles du Stade de France. Mais, même si c’est dur à encaisser, il faut encaisser. On aurait pu gâcher cette occasion-là d’accrocher ceux qui sont devant nous. »

Entre « erreurs techniques » et « risques offensifs » payants

En première période, Nice « a été intercepté dans des zones incroyables », a regretté Christophe Galtier. « On perdait beaucoup de ballons et on faisait beaucoup d’erreurs techniques », a confirmé son double buteur Andy Delort au micro de Prime vidéo.

Alors qu’en seconde, l’équipe a pu remonter grâce à la prise de « plus de risques offensifs », selon le coach. Ces paradoxes que décrit l’entraîneur, les Aiglons n’ont plus vraiment le temps de les exprimer. Il ne leur reste plus que la réception de Lille (10e), samedi, et un déplacement à Reims (12e), le 21 mai.