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FC Nantes-OGC Nice : « Il fallait marquer l’Histoire pour les futures générations », regrette un supporter niçois
FOOTBALL•L’OGC Nice a perdu (0-1) face au FC Nantes lors de la finale de la Coupe de France, samedi soir, au Stade de France. A Nice, la fan zone installée spécialement pour l’occasion était noire (et rouge) de mondeElise Martin
L'essentiel
- La ville de Nice vivait aux couleurs de l’OGC Nice depuis plusieurs semaines pour soutenir son équipe, qui a affronté le FC Nantes, samedi soir, au Stade de France.
- Deux écrans géants avaient été mis en place sur la place Masséna et dans le jardin Albert 1er à Nice.
- Les fans, qui rêvaient de revivre 1997 pour « marquer l’Histoire et les générations », sont repartis « le cœur lourd », samedi soir, après la défaite de leur équipe.
La place Masséna s’est vidée aussi rapidement qu’elle s’était remplie quelques heures plus tôt ce samedi à Nice. À l’occasion de la finale de la Coupe de France qui opposait l’ OGC Nice au FC Nantes au Stade de France, la capitale azuréenne s’était habillée en rouge et noir, les couleurs du club, depuis plusieurs semaines et avait installé sur la place emblématique deux écrans géants pour accueillir jusqu’à 20.000 personnes.
Cette même foule de personnes a déserté les lieux en quelques minutes à la fin du match pour éviter de voir les joueurs de Nantes soulever la coupe après leur victoire (0-1).
« Ça fait mal au cœur »
A l’issue des 94 minutes (quatre minutes de temps additionnel), la déception était palpable et des insultes ont fusé contre Stéphanie Frappart, la première femme à arbitrer une finale de Coupe de France, qui a sifflé une main à la 46e minute. Un penalty qui a été transformé par Blas, le joueur nantais. Selon Olivier, agent de sécurité qui a pu suivre le match « aux premières loges » malgré sa soirée de travail, c’est à ce moment que c’est devenu « une finale manquée ». « Quand on se fait voler un point comme ça, on ne s’en remet pas. Perdre là-dessus, ça fait mal au cœur. »
Pour ce supporter de 35 ans, à qui le père a « transmis la passion et l’amour du club », et notamment « les valeurs de tradition, la famille, le savoir-vivre », ce match était l’occasion de « marquer le coup, marquer l’Histoire ». « C’était important pour les futures générations, pour les faire rêver et les rendre fières », regrette-t-il après le coup de sifflet final.
« On sera toujours là pour eux »
Les jeunes étaient nombreux, ce samedi, au premier rang pour afficher leur soutien. « Je suis arrivé à l’ouverture des portes pour soutenir mon équipe », lance Nhael, 12 ans, en chantant de tout son cœur « Issa Bella » dès le début de la rencontre. Un peu plus loin, Gwladys, Carla et Léa crient à chaque occasion jusqu’à ne plus avoir de voix pour « voir leur club remporter la coupe », comme en 1997. « Je n’étais pas là, je n’étais pas née », avoue Gwladys, 17 ans.
Mikele, lui, se souvient de la victoire il y a 25 ans, même s’il était « tout petit ». Aujourd’hui, il a 33 ans et 10 ans et demi d’abonnement au stade, sans aucune rencontre manquée. « J’aurais préféré être à Paris mais je travaillais ce matin », explique-t-il. Il s’est alors improvisé « chauffeur de salle » et a lancé au mégaphone tous les chants de supporters tout le long de la rencontre. A la fin, les yeux un peu humides, il ne préfère pas faire de commentaires. Mais il affirme : « On sera toujours là pour eux et on viendra quand même les accueillir comme il se doit ».


















