Bodyboard : 20 sur 20… Le run parfait d’un Français pour empocher la première étape mondiale
BODYBOARD•Le rider de la Réunion Amaury Lavernhe a obtenu deux notes parfaites en finale de la première manche du tour mondial qui se déroulait à Arica, au Chili, après deux ans d'interruptionCamille Allain
L'essentiel
- Le double champion du monde français de bodyboard Amaury Lavernhe a remporté la première étape du tour mondial au Chili ce week-end.
- En finale, le rider français a explosé son adversaire, remportant la note maximale de 20 sur 20.
- Alors que la discipline cherche à se renouveler dans l’Hexagone, trois athlètes français ont réussi à se hisser parmi les cinq premiers.
Il allait au Chili avec l’intention de bien figurer pour le retour du tour mondial. Samedi, Amaury Lavernhe a fait mieux que ça. Dans des vagues d’environ trois mètres aux courbes somptueuses, le bodyboarder français a réalisé une finale parfaite qui lui a permis de s’octroyer la note imbattable de 20 sur 20. Le rider de la Réunion empoche au passage la première étape du tour mondial qui se déroulait à Arica, au Chili, après deux ans d’interruption liée à la pandémie de Covid-19. Nous l’avions joint au téléphone alors qu’il était en escale dans le brouhaha de l’aéroport de Santiago, où il trimballait ses deux vieilles planches Sniper. « J’y vais avec l’ambition de faire au moins un top 5. J’ai l’impression d’être à mon meilleur niveau depuis que j’ai commencé. Mais c’est difficile de juger car on n’a pas eu de compétition pendant si longtemps. »
Opposé au Sud-Africain Tristan Roberts en finale, le double champion du monde français a claqué un premier 10 sur 10 sur sa première vague en prenant un énorme tube ultrarapide qui l’a parfaitement lancé. Un geste qu’il avait déjà réussi en demi-finale face à son compatriote Maxime Castillo, révélation de cette compétition. Celui que l’on surnomme « Moz » a renouvelé l’exploit quelques minutes plus tard pour sa quatrième vague dans une finale qu’il a outrageusement dominée. Sans pression, l’athlète français s’est même fait plaisir en s’offrant un nouveau tube dans lequel il a su envoyer un 360 degrés pour boucler sa matinée de rêve.
Déjà vainqueur en 2014 à Arica, le bodyboarder français lance parfaitement sa saison. Le papa de 36 ans s’offre même le luxe de manquer la seconde manche de ce tour mondial qui en compte huit. Il n’ira pas à Iquique (Chili) afin de passer du temps aux Canaries, où vit sa famille. « C’est impossible pour moi de m’absenter deux mois. Je préfère choisir certaines étapes ».
Un sport méconnu, dans l’ombre du surf
Au-delà de la famille, c’est aussi une question financière pour ces athlètes, qui peinent à vivre de leur discipline, peu connue et qui souffre, dans l’ombre du surf. En début d’année, le ministère des Sports français a même décidé de retirer le bodyboard de la liste des sports de haut niveau, privant dans le même temps les riders de précieuses subventions. En plaçant trois Français parmi les cinq premiers, les bodyboarders tricolores ont répondu de la meilleure des manières.


















