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OL : « Là je fais un compliment à mon équipe »... Pourquoi ce nul de Lyon à Strasbourg en Ligue 1 est un bon résultat
FOOTBALL•L'Olympique Lyonnais s'est arraché pour ramener un point d'Alsace, ce dimanche (1-1). Toko Ekambi a joué les sauveurs dans une équipe qui n'a jamais lâchéThibaut Gagnepain
L'essentiel
- L’Olympique Lyonnais a décroché le nul sur la pelouse du RC Strasbourg, ce dimanche pour la 31e journée de Ligue 1 (1-1).
- Les Lyonnais ont tremblé jusqu’à l’égalisation de Toko Ekambi, à la 90e minute.
- Mais au-delà des chiffres, cet OL a fait preuve de solidarité et d’abnégation. « Souvent j’ai critiqué mon équipe, là je lui fais un compliment », a dit l’entraîneur de l’OL Peter Bosz.
Au stade de la Meinau,
Pour la remontée au classement et la course à l’Europe, il faudra attendre. L'Olympique Lyonnais n’a décroché qu’un match nul, ce dimanche à Strasbourg (1-1). Un petit point donc, qui le laisse à distance du podium de Ligue 1, mais… le rapproche de la 5e place. C’est peut-être anecdotique mais l’OL a repris du terrain à Nice ce week-end et n’est maintenant plus qu’à cinq unités de la Ligue Europa Conference.
Et alors, pas de quoi sauter au plafond ? C’est sûr mais la performance des Rhodaniens en Alsace ne doit quand même pas être minorée. Dans cette même Meinau, Nice avait été bougé (0-0), Monaco battu (1-0) et l’OM s’y était certes imposé, mais assez miraculeusement (2-0). Les partenaires de Léo Dubois ont été tout proches de rejoindre les déçus… mais y ont échappé. Juste avant les arrêts de jeu (90e), sur un centre de son capitaine, Toko Ekambi s’est arraché pour égaliser. Comme un symbole d’une équipe qui n’a pas renoncé ce dimanche.
Il y a encore quelques mois, elle n’aurait certainement pas eu cette résilience. Elle était alors capable de s’écrouler à Angers (3-0), Rennes (4-2) ou de craquer en fin de partie à Nice (3-2). Pas à Strasbourg. « Les joueurs ont continué d’essayer de marquer, ça, j’en suis très content », n’a ainsi pas manqué de souligner leur entraîneur. Peter Bosz a même insisté sur ce point : il vraiment aimé l’état d’esprit de son groupe. « Souvent j’ai critiqué mon équipe, là je lui fais un compliment. »
« En première période, on était mal placé sur le terrain »
Car il y avait de quoi plonger. En première période, le Racing avait ouvert la marque (Sissoko, 20e) et dominé les débats. Oui, Moussa Dembélé avait trouvé la barre sur une reprise du… genou, mais cette action était en trompe-l’œil. L’OL souffrait alors face à l’intensité proposée par les Strasbourgeois, qui n’avait pas joué en milieu de semaine en Ligue Europa. Pire, Anthony Lopes sortait blessé (cuisse) à la demi-heure de jeu, puis Aouar l’imitait quinze minutes après la reprise, touché au genou.
A ce moment-là, les Lyonnais étaient déjà bien mieux dans le jeu. « En première période, on était mal placé sur le terrain », détaille Bosz. « Nos latéraux, Léo (Dubois) et Henrique étaient trop hauts. En deuxième, ils ont joué plus bas et les ailiers strasbourgeois n’ont pas pu venir les presser. Ça a compté. »
Ndombélé et les siens ont aussi repris le contrôle du ballon (58 % de possession au final), forçant les Alsaciens à jouer en contre. Ce qui aurait pu leur faire mal si Gameiro ou Ajorque s’étaient mieux trouvés… Sauf que le but du break n’est pas venu et l’OL a donc réussi à recoller dans les ultimes secondes. « On a joué de mieux en mieux au fil de la partie », analyse encore le coach néerlandais, d’humeur positive. « Oui, il y a encore des espoirs de qualification européenne. Surtout si on continue avec cet état d’esprit… » Et un effectif pas trop amoindri. La gravité des blessures de Lopes, Aouar et Ndombélé (cuisse) étaient encore inconnues ce dimanche soir.


















