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« Les joueurs doivent avoir un droit de regard », selon l'avocate de Mbappé

Equipe de France : Pour l’avocate de Kylian Mbappé, il faut « retravailler la notion d’image collective » en Bleus

FOOTBALLDans un entretien accordée à « L’Equipe », Delphine Verheyden, l’avocate de Kylian Mbappé explique l’absence du Parisien à la dernière opération com' des Bleus
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Le résultat face à la Côte d'Ivoire ? Déjà oublié. Le prochain match contre l’Afrique du Sud, mardi à Lille ? On aura bien le temps d’y penser. Non, s’il y a bien une trame du rassemblement des Bleus en ce début de printemps, c’est la question des droits d’image des joueurs de l’équipe de France, après que Kylian Mbappé a refusé de se présenter aux dernières opérations marketing des Bleus.

Un boycott, pour notamment remettre en cause la convention signée entre la Fédération française de football et les joueurs internationaux. « Ce document entre en vigueur au moment de sa signature et arrive à échéance cinq ans après le terme de la carrière pro » du joueur, détaille Delphine Verheyden, l’avocate de Kylian Mbappé, dans L'Equipe. « Ce n’est pas réaliste de prendre un engagement si long. (…) On ne va plus pouvoir faire l’économie d’une renégociation collective à une fréquence régulière. »

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« Les joueurs doivent avoir un droit de regard »

L’avocate estime également qu’il est important que les « joueurs soient en harmonie avec les publicités auxquelles ils participent. Ils ont pour leur jeune public un rôle de modèle. (…) La nouvelle génération n’est plus prête à transiger avec ses principes et ses idéaux. » Elle cite l’exemple de son client qui, après le Mondial remporté en Russie en 2018, a préféré décliner des pubs pour de la malbouffe.

« Que se serait-il passé si une entreprise russe [avec le conflit en Ukraine] avait été sponsor de la FFF ? Les joueurs n’auraient eu aucun moyen de refuser de faire la promotion de cette marque. Les joueurs doivent avoir une sorte de clause de conscience. (…) On doit aussi retravailler la notion d’image collective quand elle ne concerne que cinq joueurs. Les joueurs concernés doivent avoir un droit de regard. »