PSG-Stade Rennais : Parfois magique, parfois fébrile, quel sera le visage des Rouge et Noir à Paris ?

FOOTBALL Seule équipe à avoir battu le PSG cette saison en Ligue 1, le Stade Rennais se déplace au Parc des Princes ce vendredi soir

Jérôme Gicquel
Au match aller le 3 octobre, le Stade Rennais s'était imposé 2 à 0 grâce à des buts de Laborde et Tait
Au match aller le 3 octobre, le Stade Rennais s'était imposé 2 à 0 grâce à des buts de Laborde et Tait — Mathieu Pattier/SIPA
  • Quatre jours avant le choc face au Real Madrid, le PSG reçoit le Stade Rennais ce vendredi soir en ouverture de la 24e journée de Ligue 1.
  • Le club breton est la seule équipe à avoir battu le PSG cette saison en Ligue 1.
  • Cinquième du classement, le Stade Rennais connaît une saison cyclique.

Une première mi-temps flamboyante, une seconde bien plus hésitante pendant laquelle Bruno Genesio a un peu flippé avant la délivrance en toute fin de rencontre. Le succès de dimanche acquis face à Brest résume assez bien la saison  du Stade Rennais pour l’instant. Remonté à la 5e place du classement, le club breton s’en va défier le  PSG ce vendredi soir au Parc.


Seule équipe de Ligue 1 à avoir fait chuter les stars parisiennes cette saison, les Rouge et Noir se verraient bien refaire le même coup. « On y va avec beaucoup de confiance car on a montré à l’aller qu’on était capable de les mettre en difficulté », indique le défenseur marocain Nayef Aguerd. « C’est peut-être le seul match de la saison où la pression n’est pas sur nous mais sur Paris », estime le coach Bruno Genesio, qui espère que son équipe montrera son vrai visage. Mais quel visage ?

La meilleure équipe de Ligue 1 cet automne

Car les Rouge et Noir ont connu un début de saison pour le moins cyclique. Il y a eu bien sûr un enchaînement de performances de très haut vol avec des master class face à Paris, Lyon ou Montpellier et des déculottés infligées à Clermont, Saint-Etienne et Bordeaux. On était alors au cœur de l’automne et le Stade Rennais marchait sur l’eau, produisant le jeu le plus alléchant de  Ligue 1. « Collectivement, c’est meilleur que le PSG, reconnaissait Christophe Pélissier, le coach du FC Lorient. Cette équipe a une force collective associée à des individualités très fortes, notamment sur le plan défensif. »

Un concert de louanges qui a « perturbé » le club selon Bruno Genesio. « Il y a eu beaucoup de pression quand on était 2e du classement, reconnaît-il. On commençait alors à parler de titre, de Ligue des Champions ou d’équipe de France pour certains. Mais je pense que ce groupe, qui est très jeune, n’est pas encore assez armé pour assumer tout ça. » Au début de l’hiver, la machine rennaise s’est en effet enrayée avec une série de quatre défaites en cinq matchs en Ligue 1 et une piteuse élimination face à Nancy en Coupe de France.

 

Plus que le résultat, c’est surtout la manière qui a intrigué avec une équipe fébrile, sans caractère et en cruel manque d’efficacité. Cela peut s’expliquer par les blessures de Flavien Tait, l’un des maîtres à jouer, et du bolide Jérémy Doku, qui enchaîne les pépins physiques. La Coupe d’Afrique des Nations n’a pas non plus arrangé les affaires de Bruno Genesio avec les départs de trois cadres de la défense (Gomis, Traoré et Aguerd). « Cela a été pénalisant bien sûr car ce sont des postes où il n’y a pas beaucoup de rotations », souligne Bruno Genesio.

Certaines pépites comme Sulemana ou Majer ont également été dans le dur à cette période. « Mais ce sont de très jeunes joueurs qui débutent leur carrière et ont très peu d’expérience, estime le coach rennais. Il faut être très vigilant avec eux et je pense qu’on ne l’a pas suffisamment été à ce moment-là ».

« C’est essentiellement mental », selon Genesio

Mais le problème a surtout été mental pour le Stade Rennais comme le reconnaît Benjamin Bourigeaud, interrogé en début de semaine par RMC. « Ce n’est pas du jour au lendemain qu’on ne sait plus jouer au foot, estime-t-il. C’est juste un aspect psychologique. A nous de reprendre le dessus ». Un avis que partage son coach pour expliquer cette mauvaise passe. « C’est essentiellement mental, assure-t-il. Car ces derniers temps, on a souvent mené au score avant de se faire rejoindre ou d’encaisser des buts en fin de match ».

La réaction de son équipe dimanche face à Brest lui a donc particulièrement fait plaisir. « On a montré qu’on était capable dans la difficulté de faire le dos rond avant d’aller chercher ce deuxième but, indique-t-il. C’est le signe d’une équipe qui a du caractère ». Et du caractère, il en faudra ce vendredi soir pour aller créer (encore) l’exploit au Parc des Princes.