L'avenir de Gerets, Le Guen et Puel ne dépend pas du terrain

FOOT Ces entraîneurs stars de la Ligue 1 vont jouer des matchs au sommet ce week-end. Et si on parlait de leur avenir?...

M. Go.

— 

Mamadou Niang (au centre) et Laurent Bonnart (à gauche), fêtant un but devant Eric Gerets (à droite) le 6 avril 2008 au Stade Vélodrome.
Mamadou Niang (au centre) et Laurent Bonnart (à gauche), fêtant un but devant Eric Gerets (à droite) le 6 avril 2008 au Stade Vélodrome. — SIPA

Dans ce championnat sous tension, il n’y a pas que le résultat final du championnat à être incertain. Les entraîneurs des trois grands clubs, Lyon, l’OM et Paris qui jouent tous des matchs au sommet ce week-end, ne sont pas sûrs de rester en place. Et au vu des dernières informations, ça n’a rien à voir avec les résultats sur le terrain

 
Alors qu’il est au bord du gouffre avec l’OL
, Claude Puel semble ainsi le plus assuré de rester à la barre de son équipe. Après la déconvenue face à Bordeaux (1-0) de dimanche soir, qui oblige Lyon à battre Paris vendredi soir à Gerland, le président lyonnais Jean-Michel Aulas a multiplié les preuves de confiance à l’égard de l’ancien Lillois qui a signé un contrat de 4 ans en juin 2008. «Je bénis le ciel de l'avoir choisi sur proposition de Bernard Lacombe. Si nous ne gagnons rien cette saison, ce ne sera pas de la responsabilité de Puel. C'est l'an prochain que l'on saura ce qu'il peut apporter», a-t-il déclaré dans une interview au quotidien régional «Le Progrès». Une sortie médiatique destinée à faire taire les rumeurs sur son limogeage. La saison dernière, Alain Perrin, vainqueur du championnat et de la Coupe de France, avait été viré avec pertes et fracas au bout d’une année de contrat. Un scénario qui ne devrait sans doute pas se reproduire. Même si l’OL, qui n’est plus en course que sur une seule compétition, ne se qualifie pas pour la Ligue des Champions.


Gerets et Le Guen semblent avoir les cartes en main



A Paris, Paul Le Guen
, en fin de contrat n’est toujours pas fixé sur son avenir. «L'entraîneur fait la part des choses. Il nous a dit qu'il allait prendre son temps. Pour l'instant, il est très concentré sur cette fin de championnat et il nous le fait comprendre», a expliqué Claude Makelele au Camp des Loges cette semaine. Arrivé en 2007 pour sauver un club au bord de la relégation, l’homme de Pencran n’avait jamais connu une telle réussite avec le PSG, actuellement 3e du championnat. Pourtant on s’interroge sur son avenir. Impénétrable sur ses envies, annoncé comme possible remplaçant de Lacombe à Rennes, Paul Le Guen doit aussi concilier avec les coulisses toujours remuantes du PSG où Bazin n'a pas toujours l'air de vouloir rester président. «Je n'ai pas encore pris ma décision. Mais je prépare la saison prochaine comme si j'allais rester au PSG», a indiqué Le Guen jeudi. Cette incertitude quant à l’avenir du technicien «ne perturbe pas le groupe», a affirmé Makelele.


En tête du championnat avec l’OM,
le cas le plus épineux semble paradoxalement celui d’Eric Gerets, lui aussi en fin de contrat. Désiré par d’autres clubs, Gerets reste mystérieux et se focalise sur les matchs, notamment le déplacement périlleux à Lille dimanche soir. Son avenir enflamme les supporters olympiens, qui ne manquent pas une occasion de manifester leur soutien au Belge. A chaque conférence de presse, Gerets est obligé de faire face à des questions sur son avenir. Le titre peut-il lui donner envie de rester? «Ca ne changera rien, s’est-il contenté de déclarer cette semaine en conférence de presse. Si l'Olympique de Marseille est champion cette saison, cela peut peut-être être le début d'une grande série, je l'espère.»

Parmi les 4 premiers de la ligue 1, seul Laurent Blanc est assuré à 100% de rester. Il a prolongé son contrat de 2 ans en janvier et joue la finale de la Coupe de la Ligue samedi soir.