Equipe de France : « Si on perd, Koke va me chambrer », Antoine Griezmann veut à tout prix battre l'Espagne

FOOTBALL Le Français fêtera sa 100e sélection contre l'Espagne en finale de Ligue des Nations. Mais l'intérêt ultime de ce match est ailleurs

William Pereira
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Antoine Griezmann
Antoine Griezmann — Insidefoto/Sipa USA/SIPA

De notre envoyé spécial à Turin,

D’un stade à l’autre. Après le succès contre la Belgique au Juventus Stadium, les Bleus ont savouré le lendemain de victoire au sud de la ville, dans le stade du Torino. Au programme, décrassage pour les titulaires, avec une attention toute particulière pour Adrien Rabiot, lequel a fait plus d’étirements sur une séance que nous depuis la naissance, et toro puis travail de finition pour les remplaçants. Le tout dans une ambiance relax comme Antoine Griezmann, tout sourire en conférence de presse, à deux jours de sa 100e cape en Bleu en finale de Ligue des Nations contre la Roja. « C’est idéal que ce soit contre l’Espagne, a-t-il commenté, mais surtout parce que ça sera à la fois une finale et la 100e. Ça sera spécial. »

Au-delà de la perspective de remporter un nouveau trophée avec l’équipe de France, l’attaquant de l'Atlético de Madrid​ entend rentrer chez lui en Espagne dans la peau du vainqueur pour éviter les railleries de son pote Koke, qu’il retrouvera dans le camp adverse, dimanche à San Siro. « Si on perd, Koke va me chambrer tous les jours. J’aimerais bien être celui qui chambre un peu lundi. »

Comme l’Argentine en 2018

Pour gagner le droit de se moquer de ses potes colchoneros, Grizou et les Bleus devront se défaire d’une Espagne rayonnante contre l’Italie du haut de ses 70 % de possession. Ils pourront compter sur la nouvelle dynamique engendrée par le renversement belge en seconde période, jeudi. Egalement de passage devant les journalistes, Théo Hernandez soutient cette idée d’une France plus confiante après « avoir mangé » la Belgique. Et Griezmann est tenté d’y voir des similitudes avec le succès contre l’Argentine en 8es de finale du Mondial 2018.

« Je pense c’est un peu les mêmes émotions que contre l’Argentine, avec les mêmes célébrations de but, la joie des supporters sur le terrain et après dans le vestiaire. Contre l’Argentine, ça avait été un déclic. Pourquoi pas dimanche, aussi. » Pour effacer un début d’automne poussif, mais certainement « pas pour tirer un trait sur l’élimination de l’Euro ». Ça, seul le temps (et la Coupe du monde 2022) pourra le soulager.