Bruges-PSG : Bousculée en Belgique, l’armada parisienne rate sa grande première

FOOTBALL Décevants et même dominés par séquences, les Parisiens n'ont pas pu faire mieux que match nul à Bruges (1-1)

Nicolas Camus
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Neymar et les Parisiens ont été décevant à Bruges.
Neymar et les Parisiens ont été décevant à Bruges. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

De notre envoyé spécial à Bruges,

On attendait une entrée en matière en pente douce, quelques occasions concédées pour la forme avant de mener tranquillement 2-0 à la pause et de finir le boulot ensuite. Rien de tout ça ma bonne dame, les Parisiens n’ont jamais maîtrisé les débats, mercredi soir à Bruges, malgré sa MNM alignée d’entrée et l’ouverture du score de Herrera dès la fin du quart d’heure. Ça paraît fou à écrire, étant donné les attentes, mais c’est bien la réalité de cette première sortie européenne: le club parisien s’en sort bien, finalement, avec le point du match nul, même si ce sont les Brugeois qui l’ont célébré comme une victoire.

Tout se serait peut-être déroulé autrement si Mbappé n’avait pas raté la balle de break quelques minutes après le but du milieu espagnol. Mais le dragster de Bondy, sorti à la 50e sur blessure, a perdu son duel face à Mignolet, et c’est Bruges qui a recollé peu après, par Vanaken (27e). On n’a quasiment plus vu les Parisiens ensuite, hormis - quand même - une frappe géniale de Messi dans la foulée, qui aurait mérité mieux que la barre. Ensuite, ils n’ont jamais su remettre du rythme, bousculés qu’ils étaient, battus dans l’engagement, enquiquinés par le duo d’attaquant Lang-De Katelaere, qui leur a tout fait ou presque, porté par un public en furie.

Le PSG a même été au bord de la rupture deux ou trois fois, mais Navas, auteur de deux gros arrêts (33e et 39e) et Diallo, sur sa ligne (49e), ont évité à leur équipe une gigantesque déconvenue. Ce geste sauve d’ailleurs un peu la soirée du latéral gauche, puisqu’on l’a vu en grande difficulté tout le match, comme Wijnaldum au milieu, sorti dès la pause par Pochettino. Il faut dire que les deux hommes n’ont pas été aidés par la air défense de Neymar sur le coté gauche.

Le milieu de terrain orphelin de Verratti et Gueye

C’est là le plus gros chantier de Pochettino, en fait. Le coach argentin, dans un rare moment de laisser-aller en conférence de presse, n’avait pas caché mardi être lui aussi un peu excité à l’idée de voir Messi, Neymar et Mbappé évoluer ensemble. Il a choisi de lancer ses trois fantastiques dès le coup d’envoi, poussé aussi par la suspension de Di Maria, et ce qu’il a vu a dû conforter ce qu’il pensait : y’a du boulot. Pas tant au niveau de la connexion entre les trois, dont on a vu quelques éclairs et qui va s’affiner au fil des matchs, on ne se fait pas de soucis, que de l’équilibre collectif.

Les trois stars n’ont pas bâti leur réputation sur la qualité de repli défensif, évidemment, et il va falloir trouver le moyen de ne pas laisser le milieu se noyer dès que ça pousse un peu fort en face. La facilité avec laquelle les Belges ont parfois trouvé des ouvertures dans les 25 derniers mètres ne respirait pas la sérénité. Au final, plutôt qu’une balade, les Parisiens ont eu droit à un bon aperçu de ce que sera cette saison de Ligue des champions. Ce n’est peut-être pas plus mal.