HBC Nantes : « Nous sommes capables de battre tout le monde », prévient le président Gaël Pelletier

HANDBALL Malgré un effectif renouvelé, le HBC Nantes veut absolument retrouver la Ligue des champions la saison prochaine, quitte à mettre la pression sur l'ogre parisien

Frédéric Brenon
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Les handballeurs nantais avaient échoué à la 4e place du Final 4 de la Ligue des champions 2020-2021.
Les handballeurs nantais avaient échoué à la 4e place du Final 4 de la Ligue des champions 2020-2021. — M.Becker/Sipa
  • Le HBC Nantes ne cache pas son ambition pour la saison 2021-2022 qui démarre.
  • Les Nantais avaient échoué à la troisième place de Starligue la saison dernière, derrière Paris et Montpellier.
  • Ils avaient aussi atteint le dernier carré de la Ligue des champions.

Trois mois après avoir disputé le Final 4 de la Ligue des champions, le HBC Nantes retrouvera la compétition pour une première journée de championnat, samedi, chez le voisin Cesson-Rennes. Mais l’épreuve reine de la coupe d'Europe, elle, ne sera pas au programme cette saison. Troisièmes l’an passé derrière Montpellier et l’intouchable PSG​, les Nantais n’étaient pas parvenus à accrocher l’une des deux places qualificatives. Revanchard, le président du « H », Gaël Pelletier, prévient qu’il ne veut surtout pas rater le coche cette fois-ci.

« Il y a une vraie volonté de retrouver la Ligue des champions, insiste-t-il. Je pense que la place du HBC Nantes aujourd’hui est là, surtout après notre dernière campagne. C’est notre objectif prioritaire. » Pour cela, il faudra être extrêmement concentré en championnat. « Sur le territoire français a minima, aucune équipe ne nous fait peur. Nous sommes capables de toutes les battre. On va s’appliquer à ne pas perdre des matchs qu’on ne doit pas perdre. A mettre un peu plus de pression à Paris, qui reste avec des moyens qu’aucun club français ne peut atteindre. »

Des départs emblématiques à remplacer

En parallèle, le H essaiera de se « battre pour les coupes » françaises. Quant à la Ligue européenne (ex-coupe EHF), la petite coupe d'Europe, le « H » ambitionne tout simplement de la gagner. « Ce sera très relevé avec, notamment, quatre clubs allemands de renom. Mais on a envie d’aller au bout, d’inscrire pour la première fois le nom d’un club français au palmarès. »

Gaël Pelletier, président du HBC Nantes.
Gaël Pelletier, président du HBC Nantes. - F.Brenon/20Minutes

Sept départs ont été enregistrés à l’intersaison, dont quatre joueurs emblématiques (Feliho, Dumoulin, Gurbindo, Nyokas). Et malgré un budget (7,3 millions d’euros) revu à la baisse après la crise sanitaire, cinq recrues sont venues renforcer l’équipe : les arrières Linus Person et Alexander Shkurinskiy, le pivot Ruben Marchan, l’ailier droit Pedro Portela et le gardien Mickaël Robin. Deux nouveaux gardiens se sont également engagés pour 2022 : Viktor Hallgrimson, « un jeune Islandais très prometteur », et l’international croate Ivan Pesic, « habitué aux joutes européennes ».

Le retour du public, l’atout maître

Quant au nouveau capitaine, suite à la retraite de Rock Feliho, ce sera sans grande surprise Valero Rivera. « C’est un joueur qui incarne la performance, l’histoire et l’attachement au club », justifie Gaël Pelletier.

Le HBC Nantes sait aussi qu’il devrait pouvoir compter cette année sur l’un de ses principaux atouts : ses supporters, parmi les plus fidèles et les plus bruyants du handball européen. Quelque 3.300 abonnés se sont engagés cette saison. Pour les remercier, les nouveaux maillots arboreront en fond les noms de plus d’un millier de soutiens. Le club, dont les recettes de sa salle représentent 80 % de son chiffre d’affaires, a également d’ores et déjà prévu d’organiser deux matchs au hall XXL du Parc des expos de la Beaujoire (10.000 places) face à Chambéry puis Paris en décembre.