Incidents Nice-OM : Plusieurs enquêtes ouverte par le parquet de Nice

FOOTBALL L'envahissement de la pelouse de l'Allianz Riviera dimanche soir ne sera pas sans conséquences pour le club niçois et ses supporters

N.C. avec AFP
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Nice
Nice — Valery HACHE / AFP

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes après les incidents qui ont conduit à l’interruption du match Nice-OM dimanche soir, a indiqué lundi le parquet de Nice. « Une enquête est en cours, mais il n’y a pas de garde à vue » à ce stade, a précisé le parquet. Dans l'après-midi, le parquet a annoncé l'ouverture d'autres enquêtes. 

« Sur le rapport des services de la Direction Départementale de la sécurité publique des Alpes Maritimes, le parquet de Nice a prescrit l'ouverture de plusieurs enquêtes préliminaires à ce stade des chefs d'entrée sur une aire de jeu d'enceinte sprotive troublant le déroulement de la compétition, de jets de projectiles présentant un danger pour la sécurité des personnes dans une enceinte sportive, d'utilisation d'installations mobilières et immobilières d'enceinte sportive comme projectile, de dégradations graves ainsi que de violences volontaires aggravées commises lors d'une manifestation sportives », indique le communiqué. 

« La sécurité de nos joueurs n’était pas garantie »

Le match comptant pour la 3e journée de Ligue 1 a été arrêté une heure et demie, après que des supporters ont envahi le terrain à la suite d’un incident qui a enflammé la rencontre : une énième bouteille en plastique lancée sur Dimitri Payet, que ce dernier a renvoyée vers la tribune.

Un cordon de sécurité de stadiers, vêtus de gilets jaunes, a essayé d’arrêter les supporters, mais des coups ont été échangés à différents endroits du terrain, dans une mêlée entre joueurs des deux équipes, supporters et stadiers. Nice menait 1-0, mais le match ne s’est pas terminé : après 90 minutes d’atermoiements, la rencontre a été définitivement arrêtée quand l’arbitre a constaté l’absence des Marseillais.



« La Ligue (LFP) a décidé de faire reprendre le match. On a décidé pour la sécurité de nos joueurs, qui ont été agressés lors de l’envahissement du terrain, de ne pas reprendre car la sécurité de nos joueurs n’était pas garantie », a expliqué le président de l'OM, Pablo Longoria, dans une vidéo transmise aux médias.

Nice voulait reprendre la partie. « Je sais très bien que le match aurait pu reprendre. J’étais persuadé que cela se passerait très bien », a déclaré de son côté le président niçois Jean-Pierre Rivère.