Stade Rennais-FC Nantes : Martin « l’homme à tout faire » Terrier a refait le coup parfait

FOOTBALL L'attaquant rouge et noir a planté le seul but du derby remporté par Rennes dimanche au Roazhon Park (1-0)

Camille Allain
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L'attaquant du Stade Rennais Martin Terrier a douché le FC Nantes ce dimanche lors du derby. Comme l'an dernier où il avait déjà planté un superbe but.
L'attaquant du Stade Rennais Martin Terrier a douché le FC Nantes ce dimanche lors du derby. Comme l'an dernier où il avait déjà planté un superbe but. — Loïc Venance / AFP
  • Le Stade Rennais s’est imposé 1-0 ce dimanche dans le derby face au FC Nantes.
  • Dans un Roazhon Park bouillant, c’est Martin Terrier qui a délivré les siens en plantant une frappe sèche à l’entrée de la surface de réparation.
  • L’attaquant avait déjà douché les Nantais la saison dernière en inscrivant une magnifique frappe enroulée.

Au Roazhon Park,

La dernière fois qu’il avait assommé les Nantais, c’était dans un stade vide, lors d’une saison qui s’était achevée par une qualification en barrage de Ligue Europa Conférence. Dimanche, Martin Terrier a réchauffé un stade déjà bouillant en marquant le seul but d’un derby de l’Ouest planté au milieu de deux confrontations européennes. Déjà vainqueurs face à Rosenborg ce jeudi, les Rennais ont bouclé leur semaine par une victoire importantissime face au rival nantais. Grâce à qui ? Grâce à leur artificier Martin Terrier, qui a débloqué un match intense mais fermé. A la 57e, d’une frappe sèche à l’extérieur de la surface qui a surpris Alban Lafont, l’ancien Lyonnais a scellé le sort de ce derby de l’Ouest. « Je pensais qu’il allait enrouler, je fais un pas qui me décale et je n’ai plus la poussée pour aller la chercher », expliquait Alban Lafont, qui n’a pu que dévier la frappe dans son propre but.

Déjà battu sur le même score l’an passé, le portier nantais a reconnu les difficultés de son équipe à se montrer dangereuse. Sans pour autant reconnaître la « supériorité » du rival historique. « Sur le terrain, c’est 11 contre 11. Il faut relever la tête tout de suite ».

« Serhou me permet de manger des espaces »

Dans le jeu pourtant, les hommes de Bruno Genesio ont montré davantage d’aisance technique, à l’image d’un Martin Terrier plus libre qu’à l’accoutumée, bien aidé par le travail de sape de Serhou Guirassy. « Aujourd’hui, j’ai trouvé notre association plutôt positive. Serhou me permet de manger des espaces. Ça me permet de me déplacer différemment, de jouer dans la profondeur de varier mon jeu », expliquait l’attaquant après la rencontre. Avant de lâcher en semi-modestie. « Je suis un joueur qui a beaucoup de qualités offensives ».

Souvent titularisé seul en pointe, l’ancien Lyonnais avait eu du mal à trouver sa place dans le 4-3-3 concocté par Bruno Genesio. Sans crever l’écran, Terrier a semblé plus libre dans ce système en 4-2-3-1 où il a pu davantage faire parler sa technique dans une défense du FC Nantes solide mais parfois un peu lourde. « On avait vu à la vidéo qu’il y avait des espaces derrière leurs numéros 6. J’ai essayé d’en profiter ». Un poste à mi chemin entre le 10 et le 9 et demi qui lui plaît. Mais sans plus. « Je m’adapte au système de jeu. Je ne me pose pas trop de questions ». Un homme à tout faire sur le front de l’attaque du Stade Rennais, qui a perdu Jérémy Doku dimanche, blessé aux ischios mais dont la durée d’indisponibilité n’est pas connue.

« Il va falloir être capable de marquer plus »

Interrogé à son sujet, son coach Bruno Genesio a félicité son joueur, auteur de dix buts et huit passes décisives en 42 rencontres sous le maillot rennais. « Le début de saison de Martin était un peu à l’image de l’équipe. Ses matchs étaient plutôt bons mais il lui manquait des buts. C’est important dans ces matchs d’avoir des joueurs comme ça ». Avant de rappeler tout le monde à l’ordre. « Il va falloir être capable de marquer plus. Je suis pas fan des XG mais on doit se créer des situations plus nettes ». Un constat partagé par son attaquant qui a promis d’être plus audacieux à l’avenir. « C’est bien de marquer des beaux buts. Mais ils comptent autant qu’un but moche », a-t-il glissé. Un trait d’humour après les déclarations de son directeur sportif Florian Maurice, qui lui réclamait « plus de buts moches ». Celui planté lors du précédent derby entre plutôt dans la catégorie des « buts de fou ». Il valait trois points, comme celui inscrit cet après-midi.