Nantes : Un nouveau nom pour les handballeuses du NAHB, avant la construction d'une salle

HANDBALL FEMININ Le NAHB va désormais s’appeler les Neptunes de Nantes. Son ambition doit également passer par la construction d'une salle privée 

Frédéric Brenon

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Yoann Joubert, Pierre Peltier, Orlane Ahanda, Marianne Buron et Guilaume Saurina entourent le nouveau logo de Neptunes Nantes.
Yoann Joubert, Pierre Peltier, Orlane Ahanda, Marianne Buron et Guilaume Saurina entourent le nouveau logo de Neptunes Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • Le NAHB est un club de handball féminin jouant dans l'élite du championnat de France.
  • Le club annonce ce mardi qu'il se rebaptise Neptunes de Nantes.
  • Il espère aussi construire sa propre salle de hand féminin d'ici quelques années.

La saison 2020-2021 du handball féminin vient de s’achever sur un bilan plutôt flatteur pour le Nantes Atlantique Handball : 5e place de championnat, finaliste de Coupe de France et, surtout, vainqueur de la Ligue européenne (Coupe d’Europe en dessous de la Ligue des champions). Mais le club nantais, propriété du groupe immobilier Réalités depuis fin 2020, vise plus haut. Comme jouer la Ligue des champions d’ici « trois ou quatre ans ». Et cette ambition passe d’abord par un nouveau nom, dévoilé ce mardi midi. Fini donc le NAHB, bienvenue aux Neptunes de Nantes, une référence à la devise de la ville (« Neptune favorise ceux qui osent »).

« On avait envie que le nom du club représente davantage quelque chose sur le territoire. C’est une nouvelle identité qui met en valeur la femme, la performance. Ça va aider le club et donc aider les joueuses », justifie Yoann Choin-Joubert, patron de Réalités et président des Neptunes. « On veut créer une vraie marque avec un seul nom très fort », complète Marian Buron, responsable communication, laquelle ne cache pas une « inspiration américaine ».

Un nouveau nom, un nouveau logo, mais aussi un nouveau site Internet, en attendant un nouveau maillot (rose et bleu) cet été et la création d’une boutique en ligne. Pour accompagner cette « nouvelle étape très importante dans l’histoire du club », le budget sera porté de 1,8 à 2,2 millions d’euros. « L’ambition à moyen terme est de trouver un modèle économique permettant de se désintoxiquer des aides publiques et du nouvel actionnaire », justifie Yoann Joubert.

Une salle neuve de 3.000 places en 2024 ?

Cette indépendance financière pourrait être facilitée par l’existence d’une « salle dédiée » aux Neptunes. Le club souhaite en effet construire sur la métropole nantaise, avec des fonds privés, un nouvel équipement d’environ 3.000 places. « J’aimerais bien qu’on puisse inaugurer un temple du sport féminin à Nantes, explique Yoan Joubert. Un lieu chaleureux, sécurisé, où le public serait proche des joueuses, avec une bien meilleure expérience VIP. Avec aussi tout ce qui va autour de la bulle de performance : la santé, l’hébergement…  »

Le site de cette nouvelle salle n'est pas encore déterminé. Le dépôt du permis de construire est envisagé « dans les 6 à 12 mois » pour une livraison espérée en 2024, année des Jeux olympiques de Paris. « C’est très serré mais c’est possible. C’est la qualité de la coopération avec les collectivités qui fera la différence. Nous, on a l’ambition et les moyens de le faire. C’est un investissement important mais ce sera un actif qui consolidera le club. » En attendant, les Neptunes engageront dès cet été, à leurs frais (250.000 euros), des travaux de modernisation dans leur salle actuelle de Mangin-Beaulieu, propriété de la ville de Nantes