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Accusé de harcèlement sexuel, le patron du foot brésilien mis à pied

Harcèlement sexuel : Accusé par une employée, le patron du foot brésilien mis à pied

FOOTBALLRogerio Caboclo fait l’objet d’accusation de harcèlements sexuel et moral par une employée de la Confédération brésilienne de football
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’annonce est tombée ce dimanche, une semaine avant le début de la Copa América, récupérée in extremis par le Brésil. Le président de la Confédération brésilienne de football (CBF), Rogerio Caboclo, a été mis à pied pour 30 jours après une plainte pour harcèlement sexuel et moral déposée par une employée de la CBF.

La Commission d’éthique du football brésilien a donné sa décision dans un communiqué, après avoir reçu une dénonciation vendredi. Caboclo, 48 ans, a été accusé par une employée de la CBF, dont l’identité n’a pas été divulguée, de plusieurs épisodes de harcèlement sexuel et moral au cours des derniers mois, selon Globo Esporte. Le président, qui défend son innocence, sera remplacé par le vice-président Antonio Carlos Nunes de Lima, a déclaré la CBF.

Des « mutins » dans la Seleção

La gestion de l’annonce officielle du Brésil comme hôte de la Copa América, à la place de l’Argentine – où la pandémie de Covid-19 flambe – et de la Colombie – théâtre d’un soulèvement populaire –, a provoqué des protestations au sein de l’effectif de la Seleção, dirigé par Tite, selon plusieurs médias.

Les joueurs se sont plaints d’avoir appris cette nomination surprise dans les médias et se seraient opposés à ce que le tournoi se tienne au Brésil, où la pandémie a fait un bilan dévastateur, avec plus de 472.500 décès. Avant cet épisode, plusieurs médias locaux faisaient état d’une volonté de Caboclo de trouver un remplaçant à Tite pour son soutien à l’initiative de ses joueurs.