Roland-Garros : « Qu'on me compare encore à lui, c'est une flatterie », assure Gasquet, beau joueur avant Nadal

TENNIS Le Biterrois retrouve un adversaire qui l’a martyrisé seize fois sur seize chez les pros

J.L.
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Richard Gasquet qui pense à son prochain adversaire.
Richard Gasquet qui pense à son prochain adversaire. — action press/SIPA

A Roland-Garros,

On le soupçonnait de vouloir passer son tour ce coup-ci, mais notre Richard préféré de toute la vie juste après Richard Virenque et Richard Clayderman n’est pas homme à se dérober devant l’impossible.

Facile vainqueur d’Hugo Gaston, la sensation de l’an passé, le Biterrois aura droit à une dix-septième chance de battre une fois dans sa vie Rafa Nadal, sans que personne ne se fasse aucune illusion sur l’issue du combat à venir.

« Essayer de faire mieux qu’il y a trois ans »

Encore moins Richard, qui n’a pas pris un set au taureau de Manacor depuis quoi, 2007, 2008 ? « C’est une énorme frustration dans ma carrière d’avoir perdu autant de fois contre lui, qu’est-ce que vous voulez que je dise ? Ça fait 17 ans que je le joue et je l’ai jamais battu, c’est comme ça ». Mais promis, il ne se rendra pas sur le Chatrier en tirant une tronche de six pieds de long. « C’est un kiff pour moi de me retrouver à le jouer encore une fois ici après tant d’années. Voilà c’est le plus grand joueur de tous les ans, ça devient fatigant à la longue, mais j’ai envie de faire un grand match, je vais essayer de faire mieux qu’il y a trois ans où j’avais pas été bon et j’étais sorti avec des regrets de mon match ».

C’était au troisième tour, comme en 2005, quand les amateurs de tennis guettaient le premier affrontement en Grand Chelem entre les deux joueurs les plus prometteurs du moment. Deux mois après l’avoir presque mis à terre à Monte-Carlo, Gasquet n’avait pas existé, déjà. « Il faisait 33 degrés, je me souviens bien de ça. J’ai pris 4, 2, et 3, et à la fin du match j’ai dit à mon père "C’est bon on a le vainqueur de Roland-Garros ça va être du n’importe quoi". Je n’ai pas dit qu’il allait gagner treize fois, hein, ça personne ne pouvait l’imaginer ».

C’est un peu ce jour-là, aussi, qu’on a compris que Gasquet ne serait jamais de la même trempe, même si la comparaison avec Nadal a poursuivi « Ritchie » pendant 15 ans. « Au début, je ne le vivais pas comme ça, mais après tout, qu’on me compare au peut-être plus grand joueur de tous les temps, c’est une flatterie, non ? ». Pas mieux.