Roland-Garros : Naomi Osaka décide de se retirer du tournoi à la suite de son boycott médiatique !

TENNIS La Japonaise, qui a écopé d'une première amende de 12.000 euros pour ne pas s'être présentée à la presse après son premier tour, déclare forfait pour la suite du tournoi

J.L.
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Coup de tonnerre sur Roland-Garros, Naomi Osaka a annoncé qu'elle se retirait du tournoi.
Coup de tonnerre sur Roland-Garros, Naomi Osaka a annoncé qu'elle se retirait du tournoi. — Javier Garcia/BPI//SIPA

Une polémique qui aura pris des proportions démentes et incontrôlables pour l’intéressée, jusqu’à atteindre le point de non-retour. Naomi Osaka, menacée par les quatre tournois du Grand Chelems de lourdes sanctions si elle continuait à boycotter les médias à Paris, a décidé de se retirer elle-même d’un tournoi qu’elle ne porte pas dans son cœur depuis le début de sa carrière.

« Je n’évoquerais jamais des problèmes mentaux à la légère »

« La meilleure chose pour le tournoi, pour les autres joueuses, et pour mon bien-être, est de me retirer du tournoi que tout le monde puisse se reconcentrer sur le tennis à Paris », a écrit la Japonaise sur ses réseaux sociaux, visiblement désireuse de rentrer aux Etats-Unis au plus vite. « Ce n’est pas la situation que j’avais imaginée en décidant de ne pas répondre à la presse. Je n’ai jamais voulu être une distraction pour le tournoi même si j’admets que le timing n’était pas idéal et le message pas assez clair. Plus important, je n’évoquerais jamais des problèmes mentaux à la légère. J’ai longuement souffert de dépression après l’US Open 2018 et j’ai eu beaucoup de mal à m’en sortir. Tout le monde sait que je suis très introvertie et que je porte souvent des écouteurs sur les tournois afin de m’aider à faire face à mon anxiété en société. Même si la presse spécialisée a toujours été sympathique avec moi, je ne suis pas une oratrice née et le fait de parler à une conférence de presse provoque chez moi des vagues de stress. Je suis très nerveuse à l’idée de vous donner la meilleure réponse possible ».

Le message se termine toutefois sur une note plus positive, alors que les instances du tennis ont préféré sortir leurs gros muscles pour une affaire qui nécessitait un peu de doigté… « Je me sentais déjà vulnérable avant d’arriver à Paris et j’ai préféré privilégier mon bien-être en évitant la presse. Je l’ai annoncé avant le tournoi car je pense que les règles sont un peu datées sur ce point. J’ai écrit à l’organisation du tournoi en m’excusant et en disant que je serais ravie de m’exprimer après le tournoi. Je vais prendre un peu de temps hors des courts, mais une fois ce temps arrivé, je voudrais vraiment discuter avec la WTA sur la façon d’améliorer les choses dans notre rapport avec la presse et les fans. »

« Nous sommes désolés et tristes pour Naomi Osaka. Le retrait de Naomi de Roland-Garros est une issue malheureuse. Nous lui souhaitons le meilleur et le plus prompt rétablissement possible et nous espérons revoir Naomi à notre tournoi l’année prochaine », a réagi le président de la Fédération française de tennis Gilles Moretton. « Comme tous les autres Grands Chelems, la WTA, l’ATP et l’ITF, nous restons très attentifs au bien-être de tous les athlètes et nous nous engageons à continuer d’améliorer tous les aspects de l’expérience des joueuses et des joueurs dans notre tournoi, y compris avec les médias, comme nous avons toujours veillé à le faire. »