Coronavirus : Un masque 100 % français pour les sportifs, dont les athlètes français aux prochains JO

PROTECTION La société marseillaise Proneem a développé un masque protecteur que porteront les athlètes de la délégation française aux JO de Tokyo

Adrien Max
— 
Le masque ViralStop développé pour les sportifs par la société Proneem.
Le masque ViralStop développé pour les sportifs par la société Proneem. — PRONEEM
  • La société marseillaise Proneem a développé le masque Viralstop à destination des sportifs.
  • Il est très filtrant tout en disposant d’une excellente respirabilité, en plus de la technologie Viralstop qui tue les virus.
  • Ce masque équipera les athlètes de la délégation française aux JO de Tokyo.

Un masque anti-covid made in France qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo. La société marseillaise Proneem a mis au point, en partenariat avec le Comité national olympique et sportif français, un masque filtrant et respirable pour la pratique du sport : le masque viralstop. Il équipera les athlètes de la délégation française pour les prochains Jeux olympiques de Tokyo, cet été, grâce à ses propriétés uniques.

« Les textiles sont issus de l’excellence de la technicité française avec un maillage particulier qui permet une filtration à 100 %, mais aussi et surtout une très bonne respirabilité avec 600l/m2/secondes. La respirabilité pour un masque de sport à activité modérée est de 400l/m2/secondes quand un masque chirurgical permet une respirabilité de 100l/M2/secondes. Cette respirabilité offre une légèreté qui fait oublier le masque durant la pratique, ce qui est très important », souligne Nathalie Hagege, fondatrice et dirigeante de Proneem.

Filtrant, respirable et virucide

Le masque Viralstop répond à la Norme Afnor, puisqu’elle a été développée par la société Proneem en partenariat avec les autorités. Sa conception a quant à elle été réalisée avec des sportifs de haut niveau pour leur apporter une protection maximale, en tout confort. « On a travaillé avec des acteurs de différents sports afin de mettre au point une cage de respiration entre le nez et le menton. L’ergonomie du masque, ainsi que le maintien par les élastiques, permet une bonne visibilité en 3D, sans que l’athlète ait besoin de réfléchir à sa respiration et sans risque de s’accrocher dans des sports de contact comme le rugby », détaille Nathalie Hagege.

Une parfaite filtration alliée à une très bonne respirabilité, mais le masque Viralstop va encore plus loin grâce à la technologie virucide développée pr Proneem. « Le masque est imprégné sur le tissu externe de la technologie Viralstop, qui est un virucide qui permet de détruire la membrane de la cellule du virus. Si vous avez le virus sur les mains et que vous touchez votre masque, le virus sera tué au bout de quelques minutes. Cette technologie prend toute son importance dans les salles de sport où la distanciation est réduite, avec des projections dans l’air », explique la fondatrice de Proneem, qui a déjà vendu près de trois millions de masques avec cette technologie pour le grand public.

12 euros, soit quelques centimes la séance de sport

« D’un point de vue sanitaire ce masque apporte une garantie supplémentaire grâce à la technologie Viralstop. Il est fabriqué avec les tissus les plus filtrants et les plus perméables en même temps, ce qui offre des bonnes conditions pour la pratique de nos sportifs. On a décidé de les équiper avec ce masque pour les JO de Tokyo en les dotant de trois ou quatre masques, en plus des masques chirurgicaux recommandés par les organisateurs », annonce Denis Masseglia, président du CNOSF.

Ce masque à destination des sportifs est commercialisé à 12 euros à partir de ce jeudi, avec la possibilité de la laver 20 fois jusqu’à 60°C sans perte de ses propriétés. Avec un lavage toutes les trois ou quatre utilisations, la séance de sport revient à 80 centimes environ. Et l’entreprise Proneem reversera 10 centimes par masques vendus à la caisse de solidarité des sports.