Stade Rennais-PSG : Un lacet défait et il s’arrête… Neymar déjà en préretraite à Paris ?

FOOTBALL Le Brésilien a livré un piètre match face aux Bretons dimanche soir, malgré son penalty transformé

Camille Allain

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La star brésilienne du PSG Neymar a prolongé jusqu'en 2025.
La star brésilienne du PSG Neymar a prolongé jusqu'en 2025. — David Vincent / SIPA
  • La star brésilienne du PSG a livré l’un de ses pires matchs de la saison dimanche à Rennes, manquant tout ce qu’il tentait.
  • Buteur sur penalty, Neymar vient de prolonger jusqu’en 2025 au PSG mais la suite de sa carrière interroge.
  • Le meneur parisien a même refait son lacet au moment où les Rennais partaient en contre.

Au Roazhon Park.

Dans la salle de presse, beaucoup ne parlaient que de lui. Et pas en bien. On vous épargne les éternels « je l’adore, mais… ». Dimanche soir, Neymar a été la cible de toutes les critiques de la presse française après son non-match face au Stade Rennais. Déjà peu en vue face à Manchester City​, le meneur de jeu parisien a sans doute livré l’un de ses pires matchs de la saison dimanche au Roazhon Park. Dans une rencontre pourtant capitale pour la course au titre, le Brésilien a été bien peu inspiré et son équipe a trébuché. Son incapacité à défendre et son flegme en agacent plus d’un. Le pire, c’est qu’il a marqué, bien aidé par l’arbitre Ruddy Buquet, qui lui a accordé un penalty sur une faute contestée d’Aguerd sur Kurzawa en toute fin de première période. Pour le reste, on était proche du néant. En concédant le nul à Rennes (1-1), les Parisiens ont sans doute dit adieu au titre. Sans que cela sonne la révolte.

Sa prolongation avait été officialisée cette semaine, à quelques heures de la rencontre face à Manchester City, où il avait promis de tout donner. On connaît le résultat. Sous contrat avec le PSG jusqu’en 2025 et auteur de huit buts en Ligue 1 cette saison, Neymar est-il déjà en préretraite ? La question est volontairement provocatrice mais fondée sur plusieurs faits de jeu. Commençons par le plus croustillant.

Le lacet défait

Nous sommes dans les derniers instants du match. Alors que Flavien Tait arme une frappe que Keylor Navas sortira pour sauver Paris du naufrage, Neymar s’arrête de défendre, se penche et prend le temps de refaire son lacet, sans sourciller. Paris est à 10 et joue sa saison sur cette rencontre qu’il faut absolument gagner.

Mais la star brésilienne, dont le nouveau contrat est estimé à 30 millions d’euros par an, s’en tamponne et ne revient pas défendre. On comprend mieux  la gueulante de Marquinhos en fin de match.

Un minot inconnu lui marche dessus

Dimanche soir, la star du PSG faisait face à Lesley Ugochukwu, un minot de 17 ans qui n’avait joué que cinq minutes en Ligue 1 avant cette rencontre. Un coup de poker de Bruno Genesio en l’absence de Camavinga et Nzonzi, tous deux suspendus. Et devinez qui a mangé qui ? Brillant jusqu’à sa sortie à la 60e, le jeune Rennais a empêché le Brésilien de jouer. « Le plan, c’était de les orienter vers l’extérieur, quitte à subir beaucoup de centres. On voulait éviter leurs combinaisons dans l’axe. On voulait les amener à faire ce qu’ils n’aiment pas faire : courir après le ballon », expliquait Bruno Genesio à l’issue du match nul. Pari réussi.

Un sprint perdu avec Da Silva

On va évoquer un autre fait de jeu mettant à mal la vitesse de course du meneur parisien. Joueur technique, Neymar a longtemps pu compter sur sa vivacité pour briller. Dimanche soir, il a pourtant été repris à la course par le défenseur central Damien Da Silva, pas vraiment réputé pour être le meilleur sprinteur de l’équipe bretonne. Du haut de ses 29 ans, la star brésilienne n’a pas cadré dimanche et a vu Alfred Gomis lui enlever un ballon chaud sur un contrôle trop long dans la surface. Toujours trop court. « Nous avons des grands joueurs qui maîtrisent la gestion émotionnelle, ils savent ce qu’il faut faire », avait déclaré Pochettino après le match à City. Pas certain que tout le monde ait compris. S’il veut espérer mieux sur la scène européenne, Paris aura sans doute besoin de son Brésilien. Mais pas en mode préretraite.