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Les Bleus se raccrochent à la théorie du « match qui fait grandir »

Angleterre-France : Les Bleus se raccrochent à la théorie du « match qui fait grandir »

RUGBYBattus à Twickenham sur le fil, les joueurs de Fabien Galthié préfèrent retenir le positif et la possibilité encore réelle de remporter le tournoi
Julien Laloye

J.L. avec AFP

Cela ressemblait à l’année ou jamais pour faire tomber une Angleterre faiblarde chez elle pour la première fois depuis 2005. C’est raté, par la grâce d’un essai sur le gong d’Itoje, venu sanctionné une seconde période où les Bleus ont progressivement subi la puissance physique adverse, jusqu’à craquer. Mais les Bleus préféraient retenir leur attitude pendant 80 minutes, malgré le clustergate et une préparation physique perturbée.

« Je pense que l’équipe a livré un grand match et qu’il faut digérer le dénouement, a livré Fabien Galthié en conférence de presse. Le match se joue une fois de plus dans les dernières minutes. On peut être fier des joueurs, fier de leur solidarité. C’est un match que nous voulions gagner et nous avons senti que nous pouvions le gagner. On apprend, l’équipe apprend. Nous apprenons. »

« On est encore dans la course pour le tournoi »

« Il y a un peu de frustration de perdre comme ça sur un match qu’on avait entre les mains et qu’on aurait pu gagner, confirmait Dylan Crétin, dans la même veine que son sélectionneur. Après, collectivement, on a fait un gros match. On a été collectivement assez solides et on n’a rien lâché en défense. On a marqué des beaux essais et mis en place ce que l’on avait travaillé (à l’entraînement). Il n’y avait pas que du mauvais, mais il nous a manqué les trois dernières minutes pour gagner. Le Tournoi n’est pas joué, c’est ce que l’on s’est dit collectivement pour rebondir au Stade de France. »

Deux victoires contre les Gallois et l’Ecosse, avec au moins un bonus offensif, pourraient suffire pour remporter le tournoi au finish. Voilà pour l’horizon du capitaine Charles Ollivon : « Il y a une fin de match où on pèche un peu, on fait quelques fautes, on se troue sur l’essai, mais voilà, j’ai envie de dire qu’on est encore dans la course. Il y a eu beaucoup de courage et de solidarité aujourd’hui. Ce sont des matchs qui nous font grandir. Aujourd’hui on prend un point, l’année dernière en Ecosse, on en avait pris zéro. C’est fait, il faut qu’on passe à la suite et qu’on prépare les deux derniers matchs. »