RC Strasbourg : L'ancien président du club Patrick Proisy va être rejugé pour des irrégularités dans des transferts de joueurs

JUSTICE Patrick Proisy avait été condamné à six mois de prison avec sursis en appel en 2019

T.G. avec AFP

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Claude Leroy (à gauche) et Patrick Proisy.
Claude Leroy (à gauche) et Patrick Proisy. — THOMAS JEAN-PAUL/SIPA
  • L’affaire dite des transferts frauduleux du RC Strasbourg rebondit. Le président du club alsacien de 1997 à 2003, Patrick Proisy, sera rejugé à Nancy.
  • Pourquoi ? Car la Cour de cassation partiellement annulé mercredi .
  • Cette affaire concerne une douzaine de transferts effectués entre janvier 1999 et novembre 2001.

L’affaire dite des transferts frauduleux du RC Strasbourg n’est pas finie. Le président du club alsacien de 1997 à 2003, Patrick Proisy, sera rejugé à Nancy, la Cour de cassation ayant partiellement annulé mercredi sa condamnation à six mois avec sursis en appel.

L’ancien dirigeant, âgé aujourd’hui de 71 ans, avait été condamné à dix mois de prison avec sursis en 2016 à Strasbourg, une peine réduite en appel en 2019 à Colmar, pour les transferts jugés frauduleux des attaquants Peguy Luyindula et Per Pedersen au tournant des années 2000. Il avait été reconnu coupable de complicité de faux, usage de faux et abus de biens sociaux.

Patrick Proisy avait formé un pourvoi en cassation, comme l’un de ses coprévenus Peter Griffiths, ex-responsable financier d’une branche d’IMG-McCormack, le groupe propriétaire du club entre 1997 et 2003, condamné lui aussi à six mois de prison avec sursis pour faux, usage de faux et abus de biens sociaux.

Nouveau procès à Nancy

Mercredi, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a partiellement cassé l’arrêt de la cour d’appel pour Patrick Proisy au nom du principe « ne bis in idem » , selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits.

Elle a aussi jugé que la cour n’avait pas suffisamment justifié sa décision concernant Peter Griffiths, faute d’avoir caractérisé « une action personnelle » de sa part « ressortissant aux pouvoirs de l’administrateur ». La Cour de cassation a ordonné un nouveau procès à la cour d’appel Nancy, mais seulement pour les infractions d’abus de biens sociaux et usage de faux pour Patrick Proisy, et d’abus de biens sociaux pour Peter Griffiths, ainsi que pour les intérêts civils.

Dans cette affaire qui concernait une douzaine de transferts effectués entre janvier 1999 et novembre 2001, les deux hommes avaient été condamnés à rembourser solidairement plus de 440.000 euros au liquidateur du Racing club de Strasbourg.

Les différents protagonistes étaient poursuivis pour de fausses factures qui auraient permis à la branche britannique d’IMG-McCormack et à divers intermédiaires de toucher des commissions sur les transferts de joueurs, au détriment du club alsacien. Le Racing se trouvait alors plongé dans un profond marasme sportif et financier. Il avait été rétrogradé en L2 en 2001, après neuf ans dans l’élite.

Dans ce dossier, l’ex-manager du club (1998-2000) Claude Le Roy avait été condamné à une amende, tout comme l’agent Nicolas Geiger. Un autre agent avait été relaxé, tout comme un autre ex-dirigeant d’IMG-UK.