FC Nantes-Reims : Les Canaris n’avancent plus, mais foncent pourtant vers la Ligue 2

FOOTBALL Le FCN, qui menait pourtant 1-0 un peu avant le quart d’heure de jeu, s’est incliné (1-2) contre Reims mercredi soir à la Beaujoire. Le club nantais reste 19e de L1 à dix journées de la fin

David Phelippeau

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Le désarroi des Canaris.
Le désarroi des Canaris. — LOIC VENANCE / AFP
  • Le FC Nantes s’est incliné (1-2) contre Reims mercredi soir à la Beaujoire alors que les Canaris menaient pourtant 1-0.
  • A dix journées de la fin, Nantes (19e) est sur l’autoroute de la Ligue 2.

Des joueurs les yeux dans leurs souliers. Un salarié, seul au milieu de l’immense tribune Jules Verne, la tête dans les mains, cherchant du regard un soutien qui ne viendra pas. Après le coup de sifflet final de Nantes-Reims, mercredi soir, un silence d’enterrement a imprégné le stade de la Beaujoire, toujours désespérément vide. Le FC Nantes a perdu un douzième match, mais celui-ci devrait compter davantage que les autres… Il y a des défaites qui font plus mal que les autres. « Il y a surtout de la déception car très honnêtement, j’ai le sentiment que les joueurs ont fait un bon match, a essayé de positiver un Antoine Kombouaré, calme, mais lucide. On a plusieurs balles de 2-0, on n’est pas capables de marquer. » L’histoire des Canaris cette saison.

Après l’ouverture du score de Simon (14e), Blas par deux fois, mais surtout Kolo Muani auraient dû doubler la mise. Mais, encore une fois, ils n’ont pas réussi au cours d’une période plutôt cohérente dans l’expression collective. Reims a égalisé sur « une faute de main » de Lafont, selon Kombouaré, juste avant la pause. Puis, la deuxième période a ressemblé un peu à la saison nantaise. Poussive et brouillonne souvent, encourageante parfois et désespérante quand Reims a pris l’avantage à deux minutes de la fin sur son deuxième tir cadré…

Abdoulaye Touré offensif devant le micro

« C’est très dur, on sent des joueurs très déçus, ils ne sont pas loin de sentir de l’abattement, reconnaît le coach Antoine Kombouaré. Quand on regarde les statistiques, on est fragile, malade. On est dans le dur, pour ne pas dire plus. » L’entraîneur nantais a affirmé avoir « très envie de se battre pour ce club ». « Il y a des matchs et du travail pour relever la tête. Soit vous lâchez et vous donnez raison aux adversaires et on est vacances et on file en L2. Soit on s’accroche, on se bat et on fait tout pour combler ce déficit. »

En attendant, le FCN est dans la mouise jusqu’au cou à dix journées de la fin. Même si Nantes (19e) n’est pas encore largué (à 3 points du 17e, Lorient), on ne sent pas cette formation capable de se réveiller, de se révolter pour éviter l’avanie de la Ligue 2 en mai. Encore plus quand on entend le discours alarmiste (et un peu excessif) d’Abdoulaye Touré en conférence d’après-match : « On se dit aujourd’hui qu’on joue un match comme un autre, mais ce n’est pas cette attitude qu’il faut avoir. On joue comme si c’était un match amical. Aujourd’hui, on est au fond du trou et ce n’est pas avec des prestations comme ça qu’on va s’en sortir. Si on descend en Ligue 2, c’est une perte pour nous, mais aussi les salariés. »