Cluster au XV de France : « S'il y a faute, il faut la reconnaître », exhorte l'opposant Florian Grill

RUGBY Battu d'un souffle lors des dernières élections fédérales, Grill encourage la FFR à ne pas se cacher derrière un mensonge

J.L. avec AFP

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Florian Grill, le 3 octobre 2020 lors des élections fédérales.
Florian Grill, le 3 octobre 2020 lors des élections fédérales. — FRANCK FIFE / AFP

Florian Grill, chef de file de l’opposition à la Fédération française de rugby (FFR), a demandé dimanche l’ouverture « d’une enquête indépendante » pour faire la lumière sur le cluster du XV de France ayant entraîné le report du match France-Ecosse.

Une enquête indépendante, vraiment ?

La ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a confié dans la semaine le soin à la FFR de diligenter une enquête interne, tout en sollicitant le ministère de la Santé pour comprendre de quelle manière la chaîne de contaminations s’est constituée. « Pour se rassurer et rassurer tout le monde, l’urgence c’est une enquête indépendante et pas une enquête interne par respect pour tout le rugby amateur qui, lui, a fait des sacrifices énormes », estime Grill, interrogé par l’AFP. Rival de Bernard Laporte lors de la dernière élection fédérale, il est membre du comité directeur de la FFR.

Une telle enquête devrait être menée, selon lui, par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (anciennement Inspection générale de la jeunesse et des sports). « On ne peut pas espérer être champions du monde en 2023 si on construit sur une hypothèse qui serait farfelue. Il vaut mieux dire la vérité, l’assumer et tirer des conséquences s’il y a des conséquences à tirer », a poursuivi le président de la Ligue Ile-de-France.

« Il y a trente caméras à Marcoussis »

« Il est inenvisageable de construire sur un non-dit même pour (le sélectionneur) Fabien Galthié et ses équipes. On ne va pas tenir jusqu’en 2023 avec une information qui ne correspondrait pas à la réalité des faits. C’est extrêmement important. S’il y a faute, il faut la reconnaître. On pardonnera beaucoup plus une faute reconnue qu’un mensonge avéré », a ajouté Grill. « Il y a trente caméras à Marcoussis [au Centre national du rugby où les Bleus s’entraînent]. Si on veut savoir ce qui s’est passé, ce n’est pas forcément très compliqué », a estimé Grill.